samedi 6 juillet 2013

Meiway : « Il n’est pas juste que certains paient et que d’autres soient en liberté. »

En prélude à ses deux concerts qu’il donne cet été à La Haye aux Pays-Bas, l’artiste ivoirien Meiway a, ce jour vendredi 5 juillet 2013, été interviewé par la Radio Netherlands Worldwide, apprend Africatime.
 
MEIWAY
C’est par une affirmation que l’artiste Frédéric Ehui alias Meiway a ouvert son propos : « Les pro-Gbagbo me détestent », dit-il. Selon lui, les partisans de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo lui vouent une aversion suite à sa prise de position dans la crise postélectorale de 2010. Au plus fort de cette crise, l’artiste s’était rendu au Golf Hôtel d’Abidjan, QG du candidat Alassane Ouattara. Il explique les raisons de sa visite au camp Ouattara. « On a tous des parents qui ont péri. J’ai des oncles et des neveux qui sont morts. Je ne suis pas le seul. Dans tous les camps, dans tous les clans politiques, il y a eu des morts. Il fallait réagir. Et là, c’est ma double casquette de personnage public, de leader d’opinion et de citoyen ivoirien qui m’a amené à réagir. Au moment où je suis arrivé pour entendre les deux parties, c’est à l’Hôtel du Golf qu’on a accepté de me recevoir, j’y suis allé. Et quand je suis allé, de l’autre côté (Ndlr : camp Gbagbo), on a refusé de me voir. J’ai donc pris position, parce que c’est un devoir de citoyen. Maintenant l’artiste peut le regretter. Parce que l’artiste dans ces cas, divise forcément son fan club. Si j’ai heurté des sensibilités, je m’en excuse. On est dans une période de réconciliation. On est dans une période où il faut penser à la paix », explique le professeur Awolowa, Meiway.
S’il avoue que tout Ivoirien qui est de passage à La Haye éprouve « forcément un pincement au cœur », le roi du Zoblazo souhaite ouvertement la libération de Laurent Gbagbo, comme procédé pour désamorcer la bombe qui couve, selon lui. « Aujourd’hui, tous les interlocuteurs sont en prison. On ne peut pas se réconcilier. On peut penser à la paix, à la réconciliation mais pour l’instant c’est difficile quand Gbagbo Laurent est à La Haye. Je lui fais un coucou et j’espère qu’il sortira de là très vite. Parce que Dieu seul sait qu’en politique, il n’y a pas un seul exemple donc, que certains paient et que d’autres soient en liberté. C’est injuste. Il y a toujours une justice sur terre. J’espère que Laurent Gbagbo sortira de là. Il faut qu’il soit libéré un jour. C’est mon avis ! »
Le jeudi 17 février 2011, Meiway avait été reçu successivement en audience par l'ancien président Henri Konan Bédié et par Alassane Ouattara. Cette visite effectuée auprès de l’un des camps protagonistes de la crise postélectorale ivoirienne avait été diversement interprétée par les fans de l’artiste.  

Patrick Krou (Source: Africatime 05 juillet 2013).
Titre original : « L'artiste Meiway aux juges de la CPI : "Il faut que Gbagbo soit libéré". » 

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