Toutes les galeries forestières du
ranch sont devenues des plantations de cacao et de banane. Moussa Guida est
originaire d’un pays de la sous-région. Depuis douze mois, il est établi au
cœur du ranch de Sipilou. Père de trois enfants, il y a construit une cabane
qu’il habite avec les siens. Venu de son pays par le biais d’un frère, il
travaille pour le compte de celui-ci. « Mon frère est à Duékoué. C’est lui qui m’a
envoyé ici », dit-il. Moussa Guida a réalisé une plantation de cacao
sur une superficie de deux hectares.
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Le mercenaire-colon burkinabè Lamine Romba |
A côté de cela, dans le bas-fond
(galerie forestière du ranch), il a un champ de riz pour nourrir sa famille. « Je
ne suis pas seul ici », ajoute-t-il l’air craintif. Ce paysan qui
paraît surpris de voir une voiture devant sa cabane, ce jeudi 21 février 2013,
peu après 10 heures, précise tout de même : « C’est Salif Ouédraogo qui a
donné la parcelle à mon frère. Si vous voulez plus de renseignements, allez le
voir à Gbablasso ».
Moussa Guida n’a pas tort de dire
qu’il n’est pas seul dans le secteur. A cent mètres de son habitation, un
campement, avec une vingtaine de maisons en banco, a vu le jour. En plein
centre du ranch de Sipilou. Un jeune homme est couché devant l’une de ces
maisons. Difficile d’échanger avec lui. Pourtant, il est le seul adulte du
campement à cette heure de la journée. Sur le chemin qui mène au village des
travailleurs du ranch, des champs de cacao s’étendent à perte de vue. A
l’entrée de ce village, un homme sur un vélo se rend au champ. Son nom Ousmane
Badolo, il est aussi burkinabé. Comme Moussa Guidé, il travaille sur quatre
hectares pour son frère, Bakon Pierre, qui vit à San Pedro. «
J’habite le campement que vous venez de dépasser. Mon frère a eu la parcelle
grâce à Salif Ouédraogo. Je ne sais pas les conditions d’acquisition »,
avoue-t-il. Ousmane Badolo, qui habite ce campement depuis deux ans, estime sa
population (adultes) à 60 personnes.
Ils sont désormais les occupants des
lieux avec quelques bergers peuhls qui viennent faire paître leur troupeau. La
prudence est de rigueur dans la cité. De nombreuses personnes rencontrées
refusent d’être bavardes par rapport à leur présence sur le site. «
Celui qui nous a fait venir ici est à Biankouma. Nous ne voulons pas de
problème », se contente de dire un homme, après concertation avec des
amis dont l’un indique de façon lapidaire : « Le chef du village est au pont.
Il est bien placé pour répondre à vos questions ».
Ce chef du village, Bla Koué Komi,
se trouve effectivement à l’extrême ouest du ranch, ce jeudi 13 février. Les
populations de trois villages voisins (Yorodougou, Ranch et Yalo) s’y sont
donné rendez-vous pour construire un pont sur la rivière Méné qui sépare le
ranch de Yorodougou. Ancien manœuvre à la station d’élevage, il est au chômage
depuis le pillage du site, en 2002. Tout comme lui, la centaine d’ouvriers de
cette station est retournée à la terre. L’homme est très amer lorsqu’il évoque
la présence de ceux qu’il n’hésite pas à qualifier « d’envahisseurs ». Parce
que les cacaoyers occupent désormais, l’essentiel de la superficie du ranch. «
Depuis 2003, nous sommes envahis par des étrangers. Chacun d’eux s’installe
comme il veut. Dans les maisons de fonction des agents comme sur les parcelles
», regrette le chef du village des travailleurs du ranch. Selon lui,
tout le monde sait qui les convoie ici, « mais personne ne peut parler ». «
Parce que celui qui fait la pluie et le beau temps ici s’appelle Commando
Lamine. C’est lui qui les installe dans les maisons et leur attribue des
parcelles. Il est militaire, donc armé et faisait office d’autorité à Biankouma
durant toute la période de la guerre », précise Bla Koué.
Selon le chef Bla Koué, la situation
est encore plus insupportable parce que les nouveaux maîtres des lieux empêchent
même leurs femmes d’aller chercher du bois de chauffe ou des champignons dans
la brousse qu’ils considèrent comme leur propriété. « Ils nous font croire qu’ils ont
acheté le ranch », poursuit-il. « Les 10 mille hectares du ranch sont
transformés en plantations de cacao. Il ne reste plus qu’une petite partie des
aires de pâturage qui est en train d’être occupée par des habitations. Ce qui
est grave, c’est que les convois continuent de venir. Nous avons peur pour les
jours à venir. Les mêmes situations qui ont entraîné les affrontements à
Duékoué sont transposées chez nous », renchérit un autre habitant du
ranch. Pour lui, après les espaces appartenant à l’Etat (ranch et forêt classée
de Yalo), les nouveaux agriculteurs se sont attaqués aux parcelles villageoises.
Alphonse Soumahoro de Yalo enfonce
le clou. Il déclare, sans ambages : « La prochaine bombe qui va exploser dans
l’ouest du pays est ici. Tous les ingrédients sont en place ». Cet
homme, secrétaire du chef de Yalo, s’explique en ces termes : «
Pour l’instant, ces personnes se croient plus fortes que tout le monde. Elles
arrachent de force les terres des villageois. Mais il va arriver un moment où,
exacerbés, nous allons réagir. Ce moment n’est pas loin, vu le nombre de
personnes concernées désormais par ces affaires de forêt ici ».
Le président d’une des communautés
du département de Biankouma, Salif Ouédraogo, ne reconnaît pas avoir installé
un seul compatriote ni dans le ranch, ni dans la forêt classée de Yalo. «
Chacun est arrivé ici de son propre chef. Je ne sais comment ils ont eu des
parcelles », soutient-il.
Encore l’ouest
Duékoué. Guiglo. Bloléquin.
Toulepleu. Ces villes de l’ouest du pays ont connu des drames sans précédent
dans la crise ivoirienne. Des dizaines et des dizaines de morts. A peine
commencent-elles à panser leurs plaies, qu’une autre localité de l’ouest se
signale. Biankouma. Plus précisément les villages de Yalo, Sokourala et le
ranch de Sipilou. Dénominateur commun entre ces villages et les premières
localités : la forêt.
Ici, des personnes ont été convoyées
pendant la longue période de crise ivoirienne. Pour être installées dans la
forêt. Au départ, les réserves de l’Etat que sont le ranch de Sipilou et la
forêt classée de Yalo ont été le point de chute de ces nouveaux arrivants qui,
dit-on ici, sont en majorité d’origine burkinabé. Puis des négociations ont été
entamées avec les riverains. Ce que ces derniers réfutent aujourd’hui. Ils
disent avoir été expropriés par la force de leur terre. Sous la menace des
armes. « Cent hectares de forêt légués gracieusement pour service rendu à un
fils du terroir », se défend l’un des nouveaux planteurs. Qui soutient
mordicus qu’aucune terre n’a été « arrachée de force à son propriétaire ». Les
populations locales, de façon unanime, disent le contraire. Elles évoquent même
le cas des téméraires qui ont « fait la prison » à Biankouma. Situation qui a
poussé les uns et les autres à devenir plus souples, face à l’occupation de la
forêt.
Combien sont-elles, aujourd’hui, les
personnes non originaires de Biankouma concernées par cette question de forêt ?
Personne ne peut répondre avec exactitude. Même celui qui se dit leur chef dans
le département se contente de lancer : « Elles sont nombreuses ».
Sans aucun doute, une bombe se prépare à Biankouma. Il faut la désamorcer. Le plus tôt serait le mieux. Il n’y a plus d’excuse pour attendre encore longtemps. L’autorité de l’Etat est effective à Biankouma (sic !). Comme partout ailleurs dans le pays.
Sans aucun doute, une bombe se prépare à Biankouma. Il faut la désamorcer. Le plus tôt serait le mieux. Il n’y a plus d’excuse pour attendre encore longtemps. L’autorité de l’Etat est effective à Biankouma (sic !). Comme partout ailleurs dans le pays.
Les propositions des cadres
Les cadres de Sokourala sont
inquiets par rapport à ce qui se passe dans leur village. Ils le sont d’autant
plus qu’il leur parvient, ces temps-ci, que l’Etat s’apprête à expulser les
personnes qui ont infiltré les forêts classées au même titre que les forêts
villageoises de leur localité. « Nous nous sentons interpelés et nous ne
saurions rester en marge de ce mouvement, dans la mesure où nos parents n’ont
pas d’autres ressources à part leurs terres. Nous voudrions donc que le
Président de la République les aide à retrouver leurs terres dont ils ont été
expropriés illégalement », soutient Dosso Vadroh, leur porte-parole à
Abidjan.
Pour les cadres de Sokourala, il
faut rendre « justice » parce que leurs parents « ont assez souffert » durant
la crise sociopolitique qu’a connue le pays. C’est d’ailleurs ce qui les a
motivés à entreprendre des démarches depuis 2009 auprès des autorités
administratives de Biankouma. « A cette époque, on nous a demandé de
patienter, le temps que l’autorité de l’Etat se confirme dans le département.
C’est chose faite maintenant avec le retour de la Sodefor qui est prête à
récupérer les forêts classées. Nous pensons qu’on doit se pencher sur le cas de
nos parents », affirme leur porte-parole.
Les cadres, sur la base de témoignages recueillis auprès de leurs parents, révèlent que tout a commencé en 2008 quand l’ancien chef du village a eu recours aux Forces nouvelles pour se faire payer par les exploitants forestiers qui ont coupé les bois dans sa parcelle pour la scierie de Biankouma. « Ce chef a sollicité les services de Commando par le biais de son fils. C’est en contrepartie de cette intervention que ce dernier a demandé une parcelle de forêt pour faire un champ de maïs. Par la suite, il a ouvert la forêt de Sokourala à tous ceux qui voulaient faire des plantations de cacao », explique Dosso Vadroh. Qui ajoute : « L’essentiel des transactions se faisait de force. Trois personnes qui se sont entêtées dans leur refus de s’y plier ont passé quatre jours en prison à Biankouma ».
Les cadres, sur la base de témoignages recueillis auprès de leurs parents, révèlent que tout a commencé en 2008 quand l’ancien chef du village a eu recours aux Forces nouvelles pour se faire payer par les exploitants forestiers qui ont coupé les bois dans sa parcelle pour la scierie de Biankouma. « Ce chef a sollicité les services de Commando par le biais de son fils. C’est en contrepartie de cette intervention que ce dernier a demandé une parcelle de forêt pour faire un champ de maïs. Par la suite, il a ouvert la forêt de Sokourala à tous ceux qui voulaient faire des plantations de cacao », explique Dosso Vadroh. Qui ajoute : « L’essentiel des transactions se faisait de force. Trois personnes qui se sont entêtées dans leur refus de s’y plier ont passé quatre jours en prison à Biankouma ».
Le porte-parole des cadres de Sokourala
reconnaît que des personnes ont vendu leur parcelle de leur propre chef. «
Mais, il s’agit, précise-t-il, de gens qui ont vu la menace venir. Pour
ceux-là, les cadres proposent que ce contrat d’achat qui s’est fait dans des
conditions difficiles soit transformé en contrat de location ».
Repères
• création. Le ranch de Sipilou a été créé en 1964. Il
a été entièrement pillé en 2002, lors de la crise politico-militaire. Il
couvrait 10 000 hectares.
• conflit. Commando et plusieurs de ses compatriotes sont opposés aux populations de Yalo. Ce litige concerne 379 hectares que les premiers auraient achetés à 11,62 millions de F. Commando a, lui seul, 130 hectares.
• destitution. Le chef du village de Sokourala a été destitué en 2010, suite à ses accointances avec les acheteurs de forêts.
• environnement. Des exploitants forestiers sont également présents dans le ranch de Sipilou et la forêt classée de Yalo.
Doua Gouly
• conflit. Commando et plusieurs de ses compatriotes sont opposés aux populations de Yalo. Ce litige concerne 379 hectares que les premiers auraient achetés à 11,62 millions de F. Commando a, lui seul, 130 hectares.
• destitution. Le chef du village de Sokourala a été destitué en 2010, suite à ses accointances avec les acheteurs de forêts.
• environnement. Des exploitants forestiers sont également présents dans le ranch de Sipilou et la forêt classée de Yalo.
Doua Gouly
(Titre original : « Ranch de Sipilou : les cacaoyers
remplacent les bœufs. »)
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Interview de Lamine Romba, alias Commando, mercenaire et colon burkinabé
A
cause de la guerre, beaucoup de nos parents sont venus ici. On ne pouvait pas
leur trouver à manger en ville. Nous avons alors regardé du côté du ranch. Nous
savions que le ranch appartient à l’Etat et qu’à la fin de la guerre, le
gouvernement pouvait décider de ce qui arrangerait les populations. C’est
pourquoi nous sommes allés au ranch.
Mais d’où sont
venus les parents dont vous parlez ?
Certains
viennent de Duékoué, Guiglo, San Pedro et d’autres d’Abidjan. Dans le village
de Yalo, mes parents ont acheté des parcelles auprès des villageois. Mais
l’installation dans le ranch a été gratuite. J’ai tous les documents relatifs
aux contrats qui ont été conclus.
C’est donc vous qui avez installé les Burkinabè dans le ranch.
Oui.
Parce que comme je le disais tantôt, il n’y avait pas à manger en ville. Nous
les avons donc orientés vers le ranch. Nous ne savions pas comment faire pour
les nourrir.
Quelles cultures
font-ils là-bas ?
Ils
sont planteurs de cacao, riz, banane et taro.
Mais pour des gens
qui ont faim, ne serait-ce pas mieux de cultiver des produits vivriers ?
Oui.
C’est ce qu’ils ont fait au début.
Et après ?
Certains
ont commencé à faire le cacao.
Combien vous paye
chaque personne installée ?
On
ne peut pas vendre les parcelles du ranch. C’est pour l’Etat. On les a
installés en attendant la fin de la guerre. Au cas où l’Etat demande leur
départ, ils vont s’en aller.
Combien sont-ils,
aujourd’hui, dans le ranch ?
Ils
sont nombreux. Je ne saurais vous dire leur nombre exact.
Deux cents, cinq
cents ?
Ils
sont autour de deux cents. Il y a des Lobi, Sénoufo, Baoulé et bien sûr, des
Burkinabé.
Tous ceux-là constituent-ils les parents dont vous parliez tantôt ?
Ils
en font partie. Mes parents ont trouvé les Baoulé sur place. Ces derniers
savent qui les a envoyés dans le ranch. Mes parents sont les réfugiés Burkinabè.
Réfugiés par
rapport à quoi ?
Ils
ont fui la guerre à Duékoué, Guiglo, Taï pour se retrouver ici. Arrivés à
Biankouma, ils ne savaient pas où s’orienter. Nous les avons aidés à
s’orienter. Comme ils ont exprimé le besoin d’aller travailler en brousse, nous
les avons envoyés sur la parcelle qui appartient à l’Etat.
Depuis quand
avez-vous commencé l’exploitation du ranch ?
Les
premiers sont arrivés en 2002.
Y avait-il la
guerre à Duékoué ou à Taï en 2002 ?
Avant
même que la guerre n’arrive à Duékoué, les populations guéré avaient commencé à
chasser les Burkinabè de leurs villages. Plusieurs d’entre eux ont dû
abandonner leur champ. Même mon père a vécu cette situation, puisqu’il a laissé
sa plantation.
Etiez-vous à
Duékoué avant la guerre ?
Oui.
Mais pas à Duékoué ville. Nous étions dans un village qu’on appelle Gbounouin,
non loin de Bangolo. Tous nos biens ont été volés dans ce village.
Avez-vous un champ
au ranch ?
Mon
champ est vers Sokourala.
Quelle est la
superficie de votre plantation ?
Vers
le ranch, j’ai 40 hectares de cacao. Du côté de Sokourala, j’ai une autre
plantation de 50 hectares en production aussi. J’ai en tout 90 hectares de
cacao en production.
Vous êtes fortuné
alors ?
Je
me débrouille.
Que cherchez-vous
encore dans l’armée où vous avez le grade de caporal ?
(Il
hésite) J’ai eu tout ça au moment où j’étais en tenue. Je ne peux pas arrêter
avec l’armée parce que j’ai un champ. Mes patrons ne m’ont pas dit d’arrêter.
Quel âge avez-vous
?
Je
suis né en 1980.
À votre âge, si
vous avez 90 hectares de cacao en production, cela confirme ce qui est dit dans
les villages.
Qu’est-ce
qu’on vous a dit là-bas ?
Il se dit que vous
faites venir vos compatriotes de votre pays. Ils travaillent pour vous pendant
deux ou trois ans et vous les payez, par la suite, avec des parcelles de terre.
Je
sais que ce n’est pas facile d’entretenir une plantation. Mais avant d’arriver
ici, j’ai dit que mes parents avaient des champs à Duékoué. C’est là-bas que
j’ai gagné l’argent qui m’a permis de m’installer ici.
N’avez-vous pas de
compatriotes qui travaillent pour vous ? Où ?
Dans
le ranch, Non, Personne ne travaille pour moi. D’ailleurs, je n’ai pas de champ
dans le ranch. A Sokourala, le chef du village, le vieux Diomandé Vafoungbé, m’a
donné gratuitement 100 hectares. Ce n’est pas dans le ranch. Il m’a fait ce don
parce que j’ai bien encadré son enfant dans la rébellion. Il a fait tous les
papiers avec moi.
Il se raconte aussi
que vous avez fait signer des papiers à tous les villageois sous la contrainte.
Pas
du tout. Je ne menaçais personne. Le vieux qui m’a donné 100 hectares
gracieusement, c’est en reconnaissance du bien fait pour son enfant qu’il a eu
ce geste.
Vous un caporal,
vous avez tellement bien encadré un soldat qu’on vous a offert 100 hectares de
forêt. N’est pas un peu gros ?
J’ai
aussi construit une grande villa pour ce vieux dans son village.
Alors, si l’Etat
décide d’expulser tous ceux qui sont dans le ranch, quelle serait votre
réaction ?
Si
l’Etat décide de les expulser, ils vont sortir. Parce qu’avant d’y entrer, ils
savaient que c’était sa propriété. Seulement, il s’agit de gens qui ne savent
pas où aller. On verra avec l’Etat.
A Yalo, on vous a cité aussi comme un bourreau des populations. Qu’en dites-vous ?
Ce
n’est pas possible qu’un compatriote vienne s’installer aussi facilement dans
la forêt sans le consentement des populations locales. Toutes les installations
ont fait l’objet de papiers signés. Je le répète. Je n’ai jamais forcé
quelqu’un.
Comment
expliquez-vous le litige qui vous oppose aux habitants de ce village ?
Il
s’agit de gens qui nous ont vendu des parcelles de forêt. Ils ont perçu des
avances de l’ordre de 5,1 millions de francs sur les 11,6 millions de francs
pour 379 hectares. Maintenant, ils veulent renoncer à la vente. L’affaire est
pendante à la justice (il sort un courrier adressé par un cabinet juridique
domicilié à Man au chef du village de Yalo, dans le cadre de ce litige).
Qu’allez-vous faire
dans ce cas ?
Je
m’en remets à la justice.Interview ralisée par Doua Gouly
en maraude dans le web
Sous
cette rubrique, nous vous proposons des documents de provenance diverses et qui
ne seront pas nécessairement à l’unisson avec notre ligne éditoriale, pourvu
qu’ils soient en rapport avec l’actualité ou l’histoire de la Côte d’Ivoire et
des Ivoiriens, et aussi que par leur contenu informatif ils soient de nature à
faciliter la compréhension des causes, des mécanismes et des enjeux de la « crise
ivoirienne ».
Source : Fraternité-Matin
01/03/2013
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