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Au
sein de cette CEDEAO, la plus part des décideurs et médiateurs impliqués dans
la résolution de la crise malienne sont venus au pouvoir ou s’y maintiennent
par la force des armes ou de l’argent avec la complicité des pays occidentaux
qui ne soutiennent que des dirigeants leur permettant d’exploiter incessamment
et abusivement les ressources naturelles d’Afrique. Ces dirigeants africains de
la CEDEAO ont un rôle bien précis à jouer : Favoriser le désordre, les aggraver
en chaos pour faire semblant d’apaiser la tension par l’imposition aux
populations d’autres dirigeants véreux. Ainsi ces dirigeants plus bruyants et
plus truands habitués au tripatouillage de la constitution et des élections
élargiront leur cercle vicieux de dirigeants qualifiés de démocrates par leurs
commanditaires. Aujourd’hui, jetez un regard furtif dans la grande cour de la
politique mondiale, vous verrez que l’Afrique de l’ouest est parmi les lieux
les plus brulants de conflits destructeurs. Ces foyers de tensions
sociopolitiques sont enflammés par-ci et par-là par des dirigeants qui sèment
et entretiennent des désordres dans leurs seuls intérêts personnels.
Les
différentes interventions diplomatiques et militaires de la CEDEAO lors des
guerres civiles au Libéria, en Sierra Léone et en Guinée-Bissau, ont laissé des
blessures sociales encore douloureuses aux flancs de ces populations concernées
: Des filles et des femmes violées, de nombreux enfants dont les pères restent
inconnus, des gens dépourvus violemment de leurs biens qui ne peuvent se
plaindre.
Pendant
plus d’un mois que des braves soldats de la France et du Tchad (qui n’est pas
membre de la CEDEAO) se battent aux côtés de ceux du Mali au front, les
dirigeants de cette CEDEAO sont encore à leur interminable phase de préparation
pour combattre les agresseurs en débandade. Ces chefs d’Éclat ou plutôt d’État
veulent profiter du mal malien pour donner à manger et à boire à leurs nombreux
« militaires » actuellement désœuvrés en attente de récompenses pour services
rendus aux chefs. Auprès de la Communauté internationale, ces dirigeants
oust-africains avaient mendié près de 450 millions pour mobiliser 3300 hommes
susceptibles de donner des soins à un Mali jadis gravement blessé. En cette
période de guérison certaine et rapide du Mali grâce à un traitement de choc
efficace, ces dirigeants de la CEDEAO font la surenchère en multipliant, le
lundi dernier, par deux (950 millions de dollars) leurs aumônes demandées. Une
telle demande d’aide exagérément gonflées pour quel « travail » pendant combien
de mois et pour quel résultat ? Surtout que les élections sont annoncées au
Mali pour le 31 juillet 2013 au plus tard, donc pratiquement dans 5 mois. Que
les élections aient lieu ou pas à cette date prévue, il serait utile d’investir
cette cagnotte dans les forces armées et de sécurité du Mali qui, ainsi
équipées et requinquées, pourront parachever la libération et la sécurisation du
territoire national.
Si
la CEDEAO pouvait avoir une quelconque utilité dans la gestion efficace et
efficiente de cette crise malienne sans précédent, la France n’aurait eu ni le
temps ni la place pour intervenir militairement. C’est pour faire face à son devoir
d’assistance à un pays en danger de mort que la France a tiré le Mali des
griffes meurtrières des sadiques bandits armés.
À
la lumière d’une telle réalité, il est normal que le « Président normal»,
François Hollande, continue ses efforts de normalisation du Mali entamés il y a
un peu plus d’un mois.
Lacine
Diawara
Titre original : Des chefs d’État ou Chefs d’Éclats de la CEDEAO ?
en maraude dans le web
Sous
cette rubrique, nous vous proposons des documents de provenance diverses et qui
ne seront pas nécessairement à l’unisson avec notre ligne éditoriale, pourvu
qu’ils soient en rapport avec l’actualité ou l’histoire de la Côte d’Ivoire et
des Ivoiriens, et aussi que par leur contenu informatif ils soient de nature à
faciliter la compréhension des causes, des mécanismes et des enjeux de la
« crise ivoirienne ».
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