jeudi 3 octobre 2013

« Est-il normal que le secrétaire général d’un parti ne soit pas associé à la préparation de son congrès ? »



Interview d’Alphonse Djédjé Mady

 Malgré l’enthousiasme du pré-congrès autour d’Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), Alphonse Djédjé, candidat à la succession de ce dernier, dit maintenir sa décision de l’affronter dans les urnes.



Avant le pré-congrès du Pdci-Rda, vous avez lancé un appel à la mobilisation des militants. Quels commentaires faites-vous du succès de ces travaux ?
Si le pré-congrès s’est bien passé, tant mieux. C’est ce que nous souhaitions. Le Pdci-Rda est avant tout un parti de paix, de dialogue, de tolérance. Nous souhaitons qu’on dise que le pré-congrès s’est bien passé. Mais ce n’est qu’un pré-congrès, une instance informelle. Il ne faut pas trop vite crier victoire. C’est un moment de déblayage du terrain, pour essayer d’élaguer les sujets qui peuvent être discutés au Congrès. Le pré-congrès n’est pas une instance statutaire, ni réglementaire du Pdci.

Pourquoi ne pas vite crier victoire ?
Mais des journaux ont titré : « des candidats en roue libre », « tel candidat déjà victorieux ». Personne n’a voté à ces pré-congrès pour des candidats. Quand généralement ceux qui sont chargés de préparer le Congrès sont l’équipe de campagne d’un candidat, c’est tout à fait normal qu’on s’attende à ce genre de choses. Attendons d’arriver au Congrès ; que tous les congressistes statutaires y soient, qu’ils s’expriment au bulletin secret, dans les urnes. C’est cela la démocratie. Celui qui aura gagné, aura gagné et va gérer le parti pendant les cinq années à venir, avec la collaboration de tous. Mais il ne faut pas crier victoire à partir d’instances qui ne sont pas des instances de décisions.

Les aspirations exprimées à ces pré-congrès n’influenceront-elles pas forcément le Congrès ?
On peut s’y attendre, il ne faut pas se méprendre. Je ne veux pas entrer dans les polémiques de ceux qui organisent mais je dis simplement que l’instance qui décide, c’est le Congrès. Tout le reste est informel…. Au Congrès, la véritable démocratie devra se manifester et faire en sorte que les élections soient transparentes et que le résultat soit incontestable.

Est-ce que vous êtes en train de dire que ceux qui ont organisé le pré-congrès sont favorables au président Bédié ?
Je ne le dis pas ; c’est ce qu’ils sont. C’est évident, l’équipe de préparation du Congrès a été mise en place par le président Bédié qui se passe des dispositions des statuts. Malheureusement, elle n’a pas l’intelligence nécessaire pour garder une relative neutralité. Ils sont en même temps Comité d’organisation et Comité de campagne. Cela n’est pas normal. Nous avons toujours demandé l’application des textes. Nous avons dit que ce qui se passe n’est pas conforme aux textes. Un seul petit exemple, le conclave des secrétaires généraux : vous trouvez normal que le secrétaire général du Pdci soit un invité spécial ? Est-ce normal que le secrétaire général d’un parti qui prépare son Congrès ne soit pas associé à l’organisation du pré-congrès ? C’est contre toutes les dispositions des statuts et du règlement intérieur. Lors de la dernière conférence de presse que nous avons animée à trois (avec Bertin Konan Kouadio et Yao Kouassi, ndlr) nous avons lancé l’appel qu’il faut respecter la démocratie, respecter les textes en vigueur ; y compris la manière dont le Congrès se prépare. Donc tout plébiscite préfabriqué ne m’impressionne aucunement.

Vous avez dit plébiscite. Cet enthousiasme autour du président-candidat Bédié ne vous interpelle-t-il pas à vous remettre en cause ?
Pourquoi me remettrai-je en cause ? Car je ne crois pas au plébiscite.

Croyez-vous qu’il y a réellement un plébiscite ?
Je ne crois pas. Les nouvelles que nous avons de ces concertations ne parlent que de plébiscite. Allons-y aux urnes ! Est-ce que cela est compliqué ? Quand on a le soutien de ceux qui vont voter, il faut leur donner l’occasion de voter normalement, en toute liberté, en toute honnêteté et en toute démocratie. Et vous verrez le résultat escompté.

Sur quoi comptez-vous ?
Sur vous …

Nous ne sommes pas militants du Pdci…
Vous, les journalistes, pour que vous passiez les informations objectives et qu’il n’y ait pas d’intoxication de l’opinion. L’essentiel, c’est que la démocratie triomphe, que les congressistes prévus par les statuts soient au Congrès. Ils vont apporter la preuve de ce qu’on leur prête comme plébiscite, à l’endroit de tel ou tel candidat.

Le secrétaire général du Pdci, candidat à la présidence de ce parti, se laisse-t-il impressionner par des écrits de journaux ?
Je ne suis pas impressionné. Je vous dis ce que disent les journaux et moi je n’y crois pas. Rendons-nous aux urnes et elles donneront la vérité démocratique.

Quelles sont vos chances de tomber Bédié ?
Je ne cherche pas à tomber quelqu’un. Est-ce que la présidence appartient à quelqu’un ? Est-ce que le Pdci appartient à quelqu’un ? Le Pdci est le parti démocratique de Côte d’Ivoire. N’importe lequel de ses militants qui remplit les conditions peut être candidat à sa présidence. Il ne sera pas candidat contre quelqu’un. Il est candidat pour essayer d’apporter sa contribution à la gestion du parti. Dieu me garde d’être candidat contre quelqu’un. Ce n’est ni contre KKB, ni contre Kouassi Yao, ni contre les candidats à venir, encore moins contre le président Bédié. Donc je suis, à l’heure où nous parlons, le secrétaire général de par sa volonté. Donc qu’on ne me prête pas des intentions.

Une certaine opinion vous compte parmi les militants du Pdci qui s’opposent à la reconduction du président Ouattara. Qu’en dites-vous ?
Mais pourquoi ? Est-ce quelqu’un qui veut la reconduction d’un autre ? La philosophie d’un parti politique qui se respecte, c’est d’avoir un programme, une idéologie et de vouloir gagner les élections pour réaliser son programme. C’est ce qui fait qu’il y a plusieurs partis. Sinon, il y aurait un seul parti. Donc quand il doit y avoir une élection présidentielle, chaque parti a le droit, s’il le veut, de présenter un candidat. Ce n’est un crime contre personne. Dans l’accord qui lie le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), chaque parti est libre de présenter un candidat au premier tour des élections. Au second tour, on soutient celui qui est mieux placé. Nous savons tous ce qui s’est passé en 2010. Cela n’a pas encore changé. Anaky (président du Mouvement des forces d’avenir, Mfa, ndlr) a crié qu’il faut un candidat unique dès le départ. Il n’a pas été suivi.

Ainsi, vous voulez être président du Pdci pour être candidat, face à Alassane Ouattara en 2015 ?
Ce n’est pas face à Ouattara, si le Pdci a un candidat… Pourquoi voulez-vous toujours créer des problèmes de personnes ? Quand on veut faire des propositions, est-ce forcément parce qu’on est contre le président en exercice ? Par définition, chaque parti politique a pour mission de chercher à conquérir le pouvoir d’Etat, démocratiquement, pendant les élections. Chaque parti est libre de présenter un candidat, s’il le veut. S’il ne veut pas présenter de candidat, on ne va pas l’obliger. Mais reconnaissez au moins qu’en démocratie, chaque parti est libre de présenter un candidat.

Allez-vous à ces élections parce que le Pdci pourrait ne pas présenter un candidat à la présidence ainsi que le craignent certains de vos camarades ?
Je n’en suis pas à ça. Je suis préoccupé par le fait que je vais aux élections de la présidence du Pdci parce que le Pdci doit avoir un candidat. Il faut que le Pdci vive. Et l’une de ses missions, c’est d’être candidat quand il y a des élections. Mais il y a d’autres objectifs. Aujourd’hui, en tant que partenaire du Rhdp, il doit faire preuve de fidélité et aider le président Ouattara à assumer le mandat, conformément à l’accord qui nous lie. Vous n’insistez pas sur notre contribution à faire ramener la paix au pays, pour que les perspectives d’un pays émergent en l’an 2020 soient une réalité. Au moment des élections, chaque parti devrait pouvoir présenter des candidats là où il pense qu’il a des chances de gagner.

Le Pdci aura-t-il donc un candidat en 2015 ?
Bien sûr, le Pdci doit avoir un candidat en 2015 ; ce n’est peut-être contre personne. Il y a une convention de désignation des candidats. Le moment venu, le Pdci désignera son candidat ou il dira qu’il n’en a pas. Il ne m’appartient pas, à moi de le dire.

Même le Haut-Sassandra, votre région d’origine et dont vous êtes le président du Conseil régional, dit « oui » à M. Bédié. N’est-ce pas une interpellation ?
Attendez les urnes. Les gens défendent leur bifteck. Ils n’ont pas le courage d’affirmer ce qu’ils pensent réellement. Attendons de voir… Je souhaite qu’ils soient sincères. C’est leur liberté, je ne suis pas si régionaliste que cela. Des gens de ma région peuvent ne pas me supporter comme des gens d’autres régions peuvent me soutenir. Ce n’est pas cela la démocratie. Ce n’est pas notre vœu pour la Côte d’Ivoire. Vous verrez si, au niveau du Haut-Sassandra, les congressistes ne voteront pas pour leur candidat favori. Ils doivent être libres le jour du scrutin. Des gens défendent leurs postes. Leur accord, c’est leur droit.

Que comptez-vous apporter de plus au Pdci ?
Beaucoup de choses. Qu’est-ce qui manque à une famille de sorte que le chef de famille va toujours au travail pour avoir son salaire à la fin du mois ? Il faut donc que le Pdci récupère sa place qu’il a perdue lors des élections dernières. Je suis responsable du Pdci, je suis comptable de la perte du terrain qu’il connaît actuellement. J’assume ma responsabilité de secrétaire général. Quand on reconnait sa responsabilité, on se prend des résolutions pour mieux faire. Le Pdci a trop perdu, je veux améliorer son score. C’est pourquoi je dis que je ne suis candidat contre personne. Je suis candidat pour apporter l’expérience acquise de mes 48 années de présence militante au Pdci.

Après la conférence de presse que vous avez co-animée avec Konan Kouadio Bertin (KKB) et Kouassi Yao, le 21 août, certains de vos camarades on fini par dire que vous confirmez enfin que KKB avait derrière lui Djédjé Mady.
Pourquoi voulez-vous que moi je rentre dans la tête des gens ? Nous menons ensemble un combat pour demander l’application des textes du parti. Ils sont candidats comme moi. Nous demandons qu’effectivement l’équipe chargée de préparer le Congrès ne soit pas en même temps l’équipe de campagne d’un candidat : Ce n’est pas sain. Et c’est ce que nous avons fait. Est-ce qu’il viendra un jour où nous nous mettrons ensemble, je ne suis pas Dieu pour lire dans l’avenir. On verra, mais pour le moment, je les respecte en tant que candidats. Il n’y a vraiment pas de problème. Et ils se sont déclarés candidats, il n’y a pas de problème.

L’Ard-Pdci, votre alliance est qualifiée de contrepoids au camp Bédié. Assumez-vous cette étiquette ?
C’est vous qui le dites. Cela ne m’engage en rien. Je ne l’ai jamais dit, je ne l’ai jamais pensé.

Dans tous les cas, peut-on aller défier un candidat de la trempe de M. Bédié sans avoir ou être un contrepoids ?
Est-ce que chacun, en soi, ne peut pas être un contrepoids ? Il ne faut pas insulter les autres. Celui qui se présente à une élection, c’est parce qu’il est capable de faire quelque chose. Il ne compte pas sur d’autres personnes, d’autres candidats pour faire un contrepoids. Essayons d’éviter les insultes et la minimisation des autres. Moi, j’ai 68 ans. Au plan intellectuel, au plan de ma petite expérience, je pense qu’après 48 ans de militantisme au Pdci, je peux me présenter candidat. Le Congrès décidera…

Mais quand vous voulez poser ce genre de questions, si on y prend garde, on est obligé d’attaquer les autres candidats.
Je ne suis pas de ce type là. Donc ne me parlez pas de contrepoids à l’égard du président Bédié pour qui j’ai beaucoup de respect. Et je suis pendant cette campagne, dans ma position, tout ce que je demande au bon Dieu c’est d’écarter de ma bouche toute insulte et toute invective. De ne dire que ce qui est légal. Vous dites lutter pour le respect des textes, alors que vos camarades disent qu’ils peuvent être appliqués immédiatement une fois modifiés. Il y a un arsenal de textes qui gèrent une situation dans un pays. Pour que les partis politiques, le multipartisme puisse revenir, il a d’abord fallu prévoir, dans la Constitution de la Côte d’Ivoire, la possibilité d’existence du multipartisme. Et depuis la première Constitution du pays, le multipartisme a toujours été prévu, même au temps du parti unique. La Constitution comportait la nécessité de l’existence de plusieurs partis. Seulement cela n’était pas mis en œuvre. Et le 30 avril 1990, le parti unique tenant son bureau politique a déclaré la mise en pratique des dispositions. Quand la Constitution prévoit l’existence de plusieurs partis, elle ne rentre pas dans les détails. Donc à partir de la Constitution, l’Etat de Côte d’Ivoire prend une loi qui explicite les obligations auxquelles les partis politiques doivent se soumettre. Et c’est à partir de cette loi que les partis politiques s’organisent dans la République.

Vous parlez de la loi de n°93-668 d’août 1993 ?
La loi de 1993 vient dire comment doit être constitués ces partis politiques et comment ça doit marcher. Et après chaque partis, maintenant, fait ses textes internes. C’est pourquoi quand chaque parti a fini de faire ses modifications en interne, il les soumet à l’Etat de Côte d’Ivoire par l’entremise du ministère de l’Intérieur, pour dire : conformément à cette loi, voilà ce que nous pensons pouvoir faire. Puisque vous me posez la question, je vais vous montrer, par exemple, les statuts et règlement intérieur du Pdci-Rda. Ils s’adossent à cette loi. Le l’article 107 est le dernier article des statuts du Pdci-Rda. Que dit-il ? Cet article dit : « Les dispositions des présents statuts seront publiés conformément aux lois et règlements en vigueur, notamment la loi n° 93-668 du 9 août 1993 relative aux partis et aux groupements politiques ». C’est donc à cette loi que s’adosse les statuts du Pdci-Rda. Le dernier article du règlement intérieur dit la même chose. Je vous le lis : « Article 147, copie du présent règlement intérieur, ainsi que celles de toutes modifications y apportées, seront déposées au ministère de l’Intérieur conformément aux articles 12 et 13 de la loi n° 93-668 du 9 août 1993 relative aux partis et groupements politiques ». Or, cette loi dit en son article 12 que quand il s’agit d’un congrès constitutif, les pièces à fournir qu’il faut déposer à l’article 13 au ministère de l’Intérieur qui a trois mois pour donner la suite. Durant ces trois mois s’il y a des remarques à faire, il convoque les membres fondateurs. Au bout de trois mois, s’il n’a rien dit, c’est que les documents déposés sont agréés. Mais l’article 16 de la même loi dit que quand il y a des modifications des statuts, comme le rappelle même le dernier article du règlement intérieur, s’il y a des modifications, les textes modifiés doivent subir le même parcours que lors de la déclaration quand on crée pour la première fois le parti. Ce n’est pas moi qui le dis. Oui mais il s’agit d’amender les textes d’un parti existant. Le ministère de l’Intérieur ne fait que prendre acte des modifications. La loi dit que quand on crée un parti politique, pour qu’il soit agréé il faut déposer les documents. La même loi dit : « Article 16, toute modification apportée aux statuts et règlement intérieur des partis ou groupements politiques sont soumis aux mêmes formalités que la déclaration ». Cela veut dire que quand les documents sont modifiés, il faut dire au ministère de l’Intérieur que les documents qu’on avait déposés ne sont plus valables, voilà les nouveaux que nous avons adoptés. Et le ministère de l’Intérieur dispose du même délai prévu à l’article 13, qui donne ces trois mois au ministère pour approuver ou invalider les textes soit après un Congrès constitutif, soit après un congrès qui a modifié les documents qui deviennent les nouveaux documents qui gèrent la formation.

Le camp du président Bédié est formel ; il dit qu’on peut modifier les textes et les appliquer. Et ce ne sera pas la première fois ?
Vous savez que ça ne peut pas aller. La loi interdit le vol. Et il y a des gens qui violent la loi et qui volent. Si on les attrape, on les juge comme voleurs. Si on ne les a pas attrapés, personne ne dit qu’ils sont voleurs. Il y a même des juristes qui disent que la loi est faite pour être violée. Des gens qui veulent violer la loi. Est-ce que c’est ce que demande la loi ? Il y a le principe général qu’aucune loi n’est rétroactive. Le Congrès est organisé sur la base des statuts qui sont actuellement en vigueur. La modification entre en vigueur après que les textes aient été déposés au ministère de l’Intérieur. Donc normalement, les textes ne sont pas immédiatement applicables. Ce n’est pas possible.

(…)

L’un de vos camarades du Rhdp, Innocent Anaky Kobena, président du Mfa, qualifie le Rhdp de coquille vide. Que pensez-vous du fonctionnement même du Rhdp ?
Je pense que le Rhdp fonctionne, peut-être pas en plein régime. Mais le il fonctionne. Il y a des problèmes que nous devons chercher à résoudre. Il y a ce problème que soulève Anaky Kobena à répétions. Son parti est le seul du Rhdp qui n’est pas représenté au gouvernement conformément à l’accord qui nous disait que quel que soit celui qui gagne, on se met ensemble pour gouverner. Je crois qu’il se plaint essentiellement du fait qu’au sein du gouvernement, es qualité, le Mfa ne soit pas représenté.

(…)

Quel regard portez-vous sur la gouvernance Ouattara, sous-entendu la gouvernance Rhdp ?
Je pense que les choses ne sont pas faciles. Il y a des moments où il faut se souvenir de certaines phrases qui ont été dites. A l’époque, le président Gbagbo avait dit : « On ne sort pas d’une crise comme on sort d’un dîner-gala ». Je crois que c’est une réalité qu’on ne sort pas d’une crise qui a duré plus de dix ans comme si on sortait d’un dîner-gala.

Vous concédez donc au président Ouattara « l’échec » que lui reproche d’autre ?
Il faut donc concéder tous les efforts que fait le président Ouattara pour la normalisation de la situation. La Côte d’Ivoire revient aujourd’hui à un bon niveau. La Côte d’Ivoire reprend sa place en Afrique de l’Ouest. Elle reprend sa place dans le monde, le pays se rénove. Notre patrie essaie d’avoir plusieurs chantiers en cours pour essayer de se construire. La Côte d’Ivoire règle beaucoup de problèmes de fond et est attelée à réconcilier des Ivoiriens après des dizaines et des dizaines de morts d’une guerre qui s’est déroulée entre nous. Ce n’est pas facile. Nous devons encourager le président Ouattara en ce sens. Il vient de faire libérer des responsables de premier plan du Fpi. C’est une mesure à reconnaître. C’est un effort à encourager. On doit faire davantage…

Propos recueilis par Ignace Bidi
Titre original : « Djédjé Mady, Sg Pdci-rda : "Comment je vais battre Bédié". »

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Source : Nord-Sud Quotidien 03/09/2013

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