jeudi 13 juillet 2017

BON SANG NE SAURAIT-IL MENTIR ?

L'accueil triomphal de l'opération Turquoise par les génocidaires
Autour de la lettre de Jacques Hogard, ancien de l’« opération Turquoise », à Tanguy Berthemet, du Figaro, suite à la publication dans le de la revue XXI (N° 39, Automne 2017,  « Nos crimes en Afrique : Sénégal, Biafra, Rwanda », en librairie depuis le 28 juin) d’une enquête de Patrick de Saint-Exupéry sur le rôle de la France lors du génocide des Tutsi du Rwanda en 1994, intitulée « Réarmez-les », allusion à un ordre qui aurait été donné depuis l’Elysée, pendant l’opération Turquoise, de réarmer les génocidaires en déroute…
Monsieur,
Ancien de l’opération Turquoise au Rwanda, dont j’ai eu l’honneur d’être l’un des trois commandants de Groupements opérationnels (le groupement Sud, constitué d’unités de la Légion étrangère) sous les ordres d’un chef unanimement respecté pour ses hautes qualités morales, le général Jean-Claude Lafourcade, permettez-moi de vous faire part très directement et très simplement de mon indignation, et de mon écœurement, le mot n’est pas trop fort, à la lecture de l’article que vous venez d’écrire dans le Figaro. Vous y faites de la publicité surprenante aux fantasmes récurrents de M. de Saint-Exupéry qui vient en effet de récidiver dans ses accusations aussi fumeuses que grotesques et mensongères dans sa revue « XXI », contre la France et l’armée française. Contrairement à ce que vous écrivez, la « revue XXI » ne publie en aucun cas « une longue enquête », ni encore moins « une enquête fouillée » (!) à propos de cette nouvelle accusation fantasmatique selon laquelle l’armée française aurait réarmé les génocidaires hutus durant l’opération Turquoise.
Ayant lu attentivement ce nouvel article, j’atteste que la revue « XXI » publie une suite d’assertions mensongères qui ne déshonorent que ceux qui les profèrent. Elle ne publie évidemment aucun nom (à commencer par celui de ce fameux haut fonctionnaire qui détiendrait ce fameux « ordre » dont aucun d’entre nous n’a jamais vu la couleur !!...), ni aucun fait, aucune date, aucun élément précis à l’appui de ses dires. Et pour cause, car c’est là la manière habituelle de procéder de M. de Saint-Exupéry, comme il nous l’a montré en 2004 lors de la parution de son pamphlet « L’inavouable », réédité une fois en 2009 sous le nom de « Complices de l’inavouable » (comprenez bien sûr par « inavouable », le génocide de 1994 !)…
Tout ceci n’est pas nouveau et alourdit, désolé de vous contredire, non pas « le dossier sur l’implication de la France dans le génocide rwandais » mais bien celui, déjà ancien et chargé, de M. de Saint-Exupéry dans ce dossier du génocide rwandais de 1994. Je vous mets en pièce jointe le texte de la déclaration que j’ai faite au président de la 17ème chambre correctionnelle de Paris, en octobre 2009, lorsque j’y ai assigné ce personnage et son ami et associé M. Beccaria pour diffamation. Je ne change pas une virgule, pas un mot de cette déclaration. Elle traduit parfaitement mon état d’esprit à son égard et celui de ses commanditaires étrangers. Ma seule satisfaction à l’époque est d’avoir ainsi fait baisser le regard de M. de Saint-Exupéry et celui de son comparse devant le président du Tribunal, et de les avoir entendu ânonner leurs excuses embarrassées…
Permettez-moi de vous dire que je suis infiniment surpris et déçu de vous voir vous faire – dans les colonnes du Figaro ! – le porte-voix de ces gens que je range dans le camp de l’anti France et des « porteurs de valise » d’un des plus grands criminels de guerre de cette période troublée qui est la nôtre : le général-président Paul Kagame.
Avant que vous ne repreniez éventuellement un jour la plume sur cette bien triste histoire rwandaise, je me permets de vous inviter à lire l’ouvrage du général Lafourcade, « Opération Turquoise » (éditions Perrin) et le mien, « Les larmes de l’Honneur » récemment réédité (éditions Hugo), dont votre excellent confrère, Patrick Besson a fait la critique dans le Point. Il me semble en effet que la déontologie du journaliste n’est pas de désinformer mais d’informer ses lecteurs.
Avoir fait partie de l’Opération Turquoise est et restera jusqu’à mon dernier souffle une des vraies fiertés de ma vie. Je voulais vous le dire. Et la colossale désinformation à laquelle nous sommes confrontés depuis des années, si elle me blesse et m’écœure profondément bien sûr, n’entamera en rien cette fierté, bien au contraire. Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.
Colonel (er) Jacques Hogard

Source : le mur FBK de Leslie Varenne, 30 juin 2017


À NOTRE AVIS…

AFIN QUE NOS AMIS LECTEURS PUISSENT GOÛTER TOUTE LA SAVEUR DES PROPOS CONTENUS DANS LA LETTRE DE CE FOUGUEUX LÉGIONNAIRE SI FIER D’AVOIR PARTICIPÉ À L’OPÉRATION TURQUOISE, UNE EQUIPÉE QUI, À DÉFAUT D’AVOIR PERMIS DE SAUVER LA VIE DES DERNIÈRES VICTIMES DES FURIEUX PROTÉGÉS DU PRÉSIDENT FRANÇOIS MITTERRAND, LUI AURA AU MOINS FOURNI PERSONNELLEMENT L’OCCASION DE RECONNAÎTRE ET DE DÉNONCER L’« UN DES PLUS GRANDS CRIMINELS DE GUERRE DE CETTE PERIODE TROUBLÉE QUI EST LA NÔTRE… », VOICI LE PEDIGREE DU COLONEL (ER) JACQUES HOGARD TEL QU’ON PEUT LE LIRE SUR LE SITE DE RÉVEIL-FM.
À EN JUGER D’APRÈS SA GÉNÉALOGIE  − QU’ON VA LIRE −, PAS DE DOUTE, CE TYPE EST UN VÉRITABLE CONCENTRÉ DE L’HISTOIRE GLORIEUSE ET SANS TACHES DES ARMÉES FRANÇAISES, EN PARTICULIER CELLE DE CES SOLDATS SI VERTUEUX ET SI SECOURABLES QUI, DEPUIS LA FIN DE LA DEUXIÈME GUERRE MONDIALE, N’ONT CESSÉ DE S’ILLUSTRER − ET, PLUS D’UNE FOIS, D’ILLUSTRER AUSSI, EN PASSANT, LE PATRONYME QUASI-PRÉDESTINÉ DE NOTRE ÉPISTOLIER : HOGARD… POUR UN LÉGIONNAIRE,  PLUS QU’UN NOM, C’EST TOUT UN PROGRAMME ! − EN DÉFENDANT AU PRIX D’IMMENSES SACRIFICES LES COULEURS ET LES VALEURS DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE FACE AUX PRÉTENTIONS ABSURDES DE PEUPLADES GROSSIÈRES OU TROMPÉES PAR DES PROPOGANDES ÉTRANGÈRES OU AVEUGLÉES PAR LEUR PROPRE INGRATITUDE… COMME À SÉTIF ET GUELMA (8 MAI 1945), À MADAGASCAR (1947), EN INDOCHINE (1947-1954), EN ALGÉRIE (1954-1962), AU CAMEROUN (1958-1971) ET AUJOURD’HUI MÊME, EN CÔTE D’IVOIRE…
RESTE À SAVOIR SI, S'AGISSANT D’ÉVALUER LA PART DE LA FRANCE MITTERRANDIENNE DANS LE GÉNOCIDE DES TUTSI AU RWANDA EN 1994, CETTE GÉNÉALOGIE DE RÊVE ET CE GRAND RENOM SUFFISENT VRAIMENT À EUX SEULS POUR FAIRE D’UN COLONEL (ER) JACQUES HOGARD UN TÉMOIN PLUS DIGNE DE FOI QU’UN « M. DE SAINT-EXUPÉRY », PAR EXEMPLE. À VOUS, CHERS AMIS LECTEURS, DE VOUS FAIRE VOTRE PROPRE RÉPONSE…
POUR VOUS Y AIDER, MAIS SANS VOULOIR VOUS FORCER LA MAIN DANS UN SENS OU DANS L’AUTRE, NOUS PUBLIONS À LA SUITE DE LA BIOGRAPHIE DE L’ANCIEN COLONEL DE LA LÉGION HOGARD, LE BIEN NOMMÉ, LE DROIT DE RÉPONSE DE L’ANCIEN COLONEL ANCEL, DONT IL Y A PEU CERTAINS D’ENTRE VOUS ONT PU LIRE, DANS CE BLOG, UN TÉMOIGNAGE ÉMOUVANT SUR LE MÊME SUJET (HTTPS://CERCLEVICTORBIAKABODA.BLOGSPOT.DE/2017/07/GUILLAUME-ANCEL-UN-ANCIEN-OFFICIER-DE-L.HTML). ET, POUR FAIRE BONNE MESURE, NOUS PUBLIONS AUSSI LE « COMMUNIQUÉ » PAR LEQUEL BERNARD LUGAN, UN NÉGATIONNISTE NOTOIRE, NAGUÈRE AVOCAT COMPULSIF DE L’APARTHEID, AUJOURD’HUI APPAREMMENT RECONVERTI DANS L’APOLOGIE DES CRIMES DU COLONIALISME FRANÇAIS EN AFRIQUE, S’EST INGÉRÉ DANS CE DÉBAT. AVEC UN TEL COMPÈRE, LE FIER LÉGIONNAIRE JACQUES HOGARD EST, POUR AINSI DIRE, VRAIMENT EN FAMILLE…

LA RÉDACTION


BIOGRAPHIE DU COLONEL JACQUES HOGARD

Jacques Hogard, né le 16 décembre 1955, est un officier parachutiste de la Légion étrangère, de nationalité française.
Issu d'une vieille famille lorraine, il est le fils du général Jacques Hogard, officier d'infanterie de marine, combattant de la Seconde Guerre mondiale et des guerres d'Indochine et d'Algérie, et le neveu du général Pierre de Bénouville, héros de la Résistance et Compagnon de la Libération. Il effectue sa formation d'officier à l'École militaire interarmes de Saint Cyr Coëtquidan (Promotion Général Laurier, 1978-79), puis entre en service dans la Légion étrangère, où il est lieutenant, puis capitaine au 2e régiment étranger de parachutistes, et enfin colonel. Il participe à plusieurs missions extérieures dans les années 1980 et 1990, en Afrique notamment.
En 1992, il est affecté au bureau opérations de l'état-major des troupes françaises stationnées à Djibouti. Il dirige le « bureau opérations » de l'opération Oryx en Somalie (1992-1993) durant la tentative des Nations unies de stopper la guerre civile somalienne, de l'opération Iskoutir en République de Djibouti, de l'opération Diapason au Yémen. Il est commandant du groupement de Légion Étrangère lors de l'opération Turquoise au Rwanda, en 19941). A ce titre, il est membre fondateur de l'association France-Turquoise, dont l'objet principal est le « rétablissement de la vérité sur l'action de l'armée française et des militaires français au Rwanda » suite aux allégations concernant ceux-ci durant le génocide au Rwanda, entre autres par la Commission Mucyo.
Il rejoint ensuite l'état-major de la Légion étrangère, puis celui de l'armée de terre française et enfin le commandement des opérations spéciales (COS). C'est ainsi qu'il commande le groupement interarmées des forces spéciales qui ouvre la voie à la Brigade Leclerc en Macédoine, puis au Kosovo, en 1999 lors de la guerre du Kosovo. Le colonel Hogard prend sa retraite anticipée en 2000. Il fonde et dirige depuis une entreprise de conseil spécialisée en intelligence stratégique et en lobbying à l'international. Jacques Hogard est diplômé du CPA (Centre de Perfectionnement aux Affaires), Exécutive MBA d'HEC.
Le 13 mai 2009, avec un certain nombre d'autres anciens officiers de l'armée française ayant servi au Rwanda entre 1990 et 1994, il est distingué par un décret du Président de la République et promu au grade d'officier de la Légion d'honneur.

Ses décorations
Officier de la Légion d'honneur
Officier de l'ordre national du Mérite
Croix de guerre des TOE
Croix de la Valeur militaire (trois citations)
Officier pro Merito Melitensi de l'Ordre de Malte avec épées
Titulaire de l'ordre de Saint Sava (Serbie)

Sa famille
Son grand-père : le général Emile-Louis Hogard (1894-1990), officier de l'armée d'Afrique, proche collaborateur du Maréchal Lyautey au Maroc, commandant les Goums Marocains (1944-45).
Son père : le général Jacques Hogard
Le gl JF Hogard (le frère, à Dte) et le gauleiter JM Simon en
pleine action lors de la Bataille d'Abidjan en mars-avril 2011
Son frère : le général Jean-François Hogard, ancien chef de corps du 3e RPIMa (2002-04), ancien Conseiller Afrique du Ministre de la Défense (2007-2009) commandant de la Force Licorne en Côte d'Ivoire en 2009, commandant de la 9ème Brigade Légère Blindée d'Infanterie de Marine (basée à Poitiers) et de la Brigade La Fayette en Afghanistan.
Son oncle : le général Pierre de Bénouville
Son cousin : François Guillaume, ancien Ministre, ancien président de la FNSEA, député de Meurthe-et-Moselle.

Ses publications
Les larmes de l'honneur : 60 jours dans la tourmente du Rwanda, Jacques Hogard, Hugo et Compagnie, 2005, ISBN 2-7556-0054-3
Désinformation : le cas rwandais in Cahiers du CESAT (Collège d'Enseignement Supérieur de l'Armée de terre), n°13, septembre 2008
A propos du Rwanda, des Grands Lacs et de la politique française en Afrique in Revue "Diplomatie", numéro 37 (mars-avril 2009), voir www.areion.fr
Le 6 Avril 1994, l'attentat perpétré par la rébellion Tutsi contre le Président Hutu Habyarimana plonge le Rwanda dans le chaos. Se déroule alors le plus atroce génocide de la fin du XXe siècle. Le 22 juin, l'ONU autorise du bout des lèvres la France à intervenir pour faire cesser les massacres. Jacques Hogard est désigné pour prendre le commandement d'un des trois groupements opérationnels de l'opération Turquoise. Homme dévoué à son pays, il raconte comment il a exécuté avec fermeté, humanisme et diplomatie, cette difficile mission. Par son témoignage, Jacques Hogard rétablit la vérité sur cette terrible période de génocide, de rébellion, de pillages, d'exode... Il livre ici la complexité de cette opération à la fois militaire, humanitaire, diplomatique, politique et médiatique.

Source : http://reveil-fm.com 18 septembre 2011

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Le débat sur le rôle de la France dans le génocide des Tutsis au Rwanda mérite un peu mieux que les attaques personnelles lancées régulièrement par M. Hogard, dont cette tribune intitulée les « révélations » de la revue XXI sur la France au Rwanda font pschitt.
M. Hogard semble avoir beaucoup oublié, en commençant par le respect pour les anciens compagnons d’armes, même quand on ne partage pas leur avis.
Pour rafraîchir cette mémoire défaillante,  je vais d’abord rappeler quelques faits dont j’ai été témoin au Rwanda pendant l’opération Turquoise.
Dans une première période, du 22 au 30 juin 1994, nous avons tenté de remettre au pouvoir le gouvernement que la France avait soutenu pendant quatre ans alors même que celui-ci était l’organisateur du génocide des Tutsis :
Ordre préparatoire pour un raid sur Kigali, puis opération de frappe aérienne que je devais guider contre les colonnes du FPR (les soldats « ennemis » de ce gouvernement). Cette frappe a été annulée in extremis, au lever du jour du 1° juillet, probablement par le PC Jupiter sous l’Élysée.
M. Hogard explique volontiers le contraire bien qu’il ne fut pas là, en effet il n’est arrivé sur le théâtre que le 29 ou le 30 juin selon ses versions. Pour ma part je ne pense pas que quiconque soit mieux placé que moi pour dire ce que j’ai fait…
Deuxième période à partir du 1° juillet 1994 avec la création d’une « zone humanitaire sûre » qui a surtout permis de protéger la fuite des génocidaires vers le Zaïre (aujourd’hui la RDC). À cette époque, je me suis occupé d’extractions de rescapés dans cette zone « sûre » que nous contrôlions si peu. C’est M. Hogard qui m’a raconté, à plusieurs reprises, son trouble de devoir escorter poliment les organisateurs du génocide, car il avait reçu comme directive stricte de ne pas les arrêter, ni les neutraliser mais de s’assurer qu’ils veuillent bien quitter la zone (ie qu’ils partent au Zaïre). J’ai vu plusieurs de ces responsables du génocide transiter sur la base de Cyangugu, et je n’en aurais rien su si M. Hogard n’avait pris le temps de me l’expliquer et de me raconter combien cela l’interrogeait…
Troisième période, que je situe sur la 2° quinzaine de juillet, les forces gouvernementales et leurs responsables se sont débandés au Zaïre et nous leurs livrons des armes, dans des camps de réfugiés, alors que nous sommes dans une mission « humanitaire » et accessoirement sous embargo des Nations Unies. Livrer des armes à des génocidaires et transformer des camps de réfugiés en bases militaires est un acte d’une extrême gravité, susceptible d’être qualifié pénalement de complicité dans un crime imprescriptible, le génocide. À quoi cela sert-il de continuer à nier ces livraisons d’armes, alors que l’origine de la directive est désormais connue (l’Elysée), de même que l’intermédiaire financier (des banques encore liées à l’Etat) et les conditions de leur livraison effective sur le terrain (aéroport de Goma, convois de transport)…
M. Hogard avait eu le plus grand mal à défendre et obtenir de désarmer les factions qui traversaient notre zone, j’imagine son désarroi quand il a dû nous justifier une telle livraison sous couvert « d’éviter que les forces gouvernementales ne se retournent contre nous »
En fait, je viens de parler du lieutenant-colonel Hogard, l’officier droit et mesuré qui assumait le commandement d’un des groupements tactiques, dans cette mission d’intervention particulièrement difficile en 1994. Je ne reconnais en rien le M. Hogard qui tente aujourd’hui de me décrédibiliser avec véhémence, bien qu’il ne me connaisse pas et ne me connaîtra sans doute jamais. La logique voudrait plutôt qu’il contredise mon témoignage, si cela était encore possible.
M. Hogard a en effet d’abord affirmé que je n’avais pas participé à l’opération Turquoise dans les conditions que j’ai décrites (comme officier contrôleur avancé, OCA, chargé du guidage des frappes aériennes) et que j’étais donc un affabulateur « sans responsabilité, sauf peut-être humanitaire… », dans un article du Point qui ne fait pas honneur au journalisme. Il a dû se raviser devant mes témoignages précis et factuels car je ne témoigne que de ce que j’ai fait. Il a dû reprendre aussi sa copie lorsque j’ai publié un message confirmant ma fonction, signé par lui !
Le CNE Guillaume ANCEL a été détaché au sein d’une  [compagnie de combat] pour y tenir les fonctions d’OCA.
J’ai ensuite été approché par un grand gaillard, se présentant comme un « proche de M. Hogard, pour me « parler » puis me « convaincre » et finalement me menacer. Cela n’a pas fonctionné. Je n’ai pas apprécié le procédé que je croyais ne plus exister que dans les films de barbouzes.
Je me suis donc interrogé sur les activités de M. Hogard :
M. Hogard vend de l’information, pardon de « l’intelligence stratégique et de la diplomatie d’entreprises », à travers une société spécialisée dont l’activité réelle doit être en rappport avec son nom, ÉPÉE. Un ancien compagnon d’armes y est décédé dans des conditions pour le moins étranges, criblé de balles dans un hôtel en Libye.
Ensuite M. Hogard a repris son entreprise de discrédit en affirmant cette fois que j’aurais un compte à régler avec l’armée parce que celle-ci avait refusé de me réintégrer. Je ne vois pas comment l’armée aurait pu me refuser… ce que je n’ai jamais demandé. Je n’ai aucun contentieux avec l’institution militaire qui m’a fort bien traité et que je respecte pour son grand professionnalisme. Mais sur le site du colonel 2.0 comme dans son livre, les larmes d’un crocodile, M. Hogard espère « démolir » mon témoignage avec cette accusation ridicule, pour la cinquième fois, sans apporter aucun argument vraiment utile sur le débat de fond.
Alors quel objectif poursuit M. Hogard ? Détourner l’attention dans le débat sur le rôle de la France dans le génocide de Tutsis au Rwanda ? Masquer sa peur d’être rattrapé par la gravité des actes commis, alors même qu’il s’agissait d’une politique décidée au plus haut niveau de l’Etat ? S’essayer dans une polémique digne des meilleures heures de Donald Trump, mais qui n’a pas sa place dans un débat aussi grave ? Par chance il ne twitte pas…
Heureusement il peut citer le « professeur Bernard Lugan », celui qui explique que les livraisons d’armes aux génocidaires seraient justifiées par le fait que le président Kagame aurait fait assassiner le président Habyarimana. Ne cherchez pas le lien, il relève d’une autre logique et s’expose d’ailleurs sur ce site… Bernard Lugan ne cache pas ses liens avec la droite la plus extrême. J’espère simplement qu’il n’est plus enseignant à l’Ecole militaire, ni ailleurs dans les milieux militaires.
Si M. Hogard comme le professeur Lugan souhaitaient réellement mettre fin à ce questionnement, ils défendraient l’ouverture réelle des archives pour que nos concitoyens puissent juger par eux-mêmes plutôt qu’on ne leur explique ce qu’ils doivent en penser.
Le débat auquel je souhaite participer est celui de la responsabilité des hommes politiques de l’époque qui ont décidé de ces opérations, au nom de la France, en notre nom à tous et qui ne se sont jamais expliqués.
Nous, militaires, avons déjà dû assumer une mission que nous n’aurions pas dû mener, ce n’est donc pas à nos compagnons d’armes de se justifier, encore moins de s’ériger en bouclier de responsables politiques qui ne veulent pas assumer leur responsabilité.
Personnellement, je continuerai à témoigner aussi longtemps que nous ne connaîtrons pas le rôle de la France dans le dernier génocide du XX° siècle, celui qui n’aurait jamais dû se produire, celui que nous n’avons pas su empêcher et qu’il ne sert à rien de cacher.

Guillaume Ancel, ancien lieutenant-colonel.

Source : Le Colonel 6 juillet 2017
  
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Rwanda : M. de Saint-Exupéry accuse-t-il la France afin de protéger le général Kagamé ?

Fidèle caisse de résonance du régime de Kigali, la presse française donne actuellement une énorme publicité à un insignifiant article de M. Patrick de Saint-Exupéry dans lequel, sans la moindre preuve, sans la publication du moindre document nouveau, et uniquement sur la base de sous-entendus orientés, il accuse la France d’avoir voulu « réarmer » les génocidaires rwandais durant l’été 1994. 
Plus encore, voilà maintenant la BNP qui est désormais soupçonnée d’être partie prenante dans cette rocambolesque affaire. 
L’explication d’une telle campagne orchestrée depuis le Rwanda est pourtant limpide: l’étau se refermant peu à peu sur le régime Kagamé, dans le cadre de l’enquête sur l’attentat contre l’avion du président Habyarimana, ses amis français sont actuellement à la manœuvre afin d’intimider Emmanuel Macron, comme ils avaient si bien réussi à le faire avec Nicolas Sarkozy et François Hollande. A une différence près : depuis quelques mois, les éléments qui s’accumulent sur le bureau des magistrats français et qui mettent directement en cause le régime de Kigali dans le déroulé des évènements de l’année 1994 sont tels qu’il est désormais impossible d’étouffer l’affaire…
Deux points sont établis :
1) L’attentat du 6 avril 1994 qui provoqua la mort du président hutu Habyarimana fut le déclencheur du génocide. 
2) La thèse du régime de Kigali, à savoir celle du génocide « programmé » et « planifié » par les « extrémistes » hutu, a volé en éclats devant le TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda). Ce tribunal créé par le Conseil de sécurité de l’ONU et siégeant à Arusha de 1995 à 2016, a en effet, dans ses jugements concernant les « principaux responsables du génocide » − dont celui du colonel Bagosora présenté comme l’architecte du génocide −, que ce soit en première instance ou en appel, clairement établi qu’il n’y avait pas eu « entente » pour le commettre. Si ce génocide n’était pas programmé, c’est donc qu’il fut spontané, et ce qui le provoqua fut l’assassinat du président Habyarimana. 
Voilà pourquoi la question de savoir qui a ourdi cet attentat est primordiale. Or, il n’y a jamais eu d’enquête internationale menée sur ce crime qui coûta la vie à deux présidents en exercice élus, celui du Rwanda et celui du Burundi, qui avaient pris place dans le même avion. 
Par les énormes pressions qu’ils exercèrent sur le Conseil de sécurité de l’ONU, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, alliés indéfectibles du régime de Kigali, réussirent en effet à interdire au TPIR de mener cette enquête. 
Au mois de janvier 1997, Madame Louise Arbour, Procureur du TPIR de septembre 1996 à septembre 1999, ordonna ainsi à Michael Hourigan de cesser ses investigations. Ce fonctionnaire de l’ONU avait pourtant été personnellement chargé par elle, d’identifier les commanditaires et les auteurs de l’attentat du 6 avril 1994. Madame Arbour voulait alors étayer l’acte d’accusation rachitique qu’elle était occupée à dresser contre les anciens dirigeants du régime Habyarimana, en montrant que cet attentat avait été commis par des « extrémistes hutu », et qu’en le commettant, ces derniers avaient donné le signal du génocide qu’ils avaient programmé.
Or, sur place, à Kigali, menant son enquête, Michael Hourigan découvrit tout au contraire que les auteurs de l’attentat n’étaient pas des « Hutu extrémistes », mais des Tutsi du FPR… et il obtint même les noms de ceux qui, selon lui, auraient abattu l’avion du président Habyarimana. Il rédigea un rapport qu’il remit personnellement à Madame Arbour qui le somma alors de mettre un terme à ses recherches, exigeant la confidentialité absolue sur ses découvertes. Le contrat de Michael Hourigan avec l’ONU ne fut pas renouvelé. 
Saisie par les familles de l’équipage français de l’avion présidentiel abattu, la justice française s’est ensuite risquée sur cette affaire qui fut confiée au juge Bruguière. Bien que le TPIR ait refusé de le lui communiquer, et cela au prétexte qu’il n’existait pas (!!!), le juge Bruguière obtint malgré tout une copie du « Rapport Hourigan ». Puis, devant le juge, Michael Hourigan authentifia son texte dont il confirma la teneur. Poussant plus loin ses investigations, le juge Bruguière interrogea le capitaine sénégalais Amadou Deme, adjoint de Michael Hourigan et ancien numéro 2 du renseignement de l’ONU au Rwanda. Cet officier lui confirma à la fois les résultats de l’enquête à laquelle il avait personnellement participé, et l’insolite changement d’attitude de madame Arbour à partir du moment où le FPR fut suspecté d’avoir assassiné le président Habyarimana.
Le 16 novembre 2006, au terme de son enquête, le juge Bruguière accusa à son tour le général Kagamé et il lança neuf mandats d’arrêt contre des membres importants de son premier cercle. Après le départ à la retraite de ce magistrat, l’enquête fut reprise par le juge Trévidic, puis par les juges Herbaut et Poux.
Au mois de juillet 2013 puis en janvier 2014, le juge Trévidic interrogea Jean-Marie Micombero, ancien secrétaire général au ministère rwandais de la Défense et qui, le 6 avril 1994, était affecté à une section chargée du renseignement dépendant directement de Paul Kagamé. Le témoin lui confirma les noms des deux membres de l'armée de Paul Kagamé qui, le 6 avril 1994, auraient tiré les deux missiles qui abattirent l’avion présidentiel. Il livra également au juge nombre de détails sur les préparatifs et sur le déroulement de l’attentat. Ces déclarations recoupaient en les confirmant celles recueillies en leur temps par le juge Bruguière auprès d’autres témoins.
La contre-attaque du général Kagamé se fit à travers ses puissants réseaux d’influence français et par le biais d’une presse qui ne cessa jamais de lui servir de porte-voix, notamment Libération, Le Monde et Le Figaro.
Appuyé sur les uns et sur les autres, il tenta de répétitives manœuvres dilatoires destinées à discréditer le travail du juge Bruguière. Mais, au moment où, de guerre lasse, le juge Trévidic s’apprêtait à clôturer son instruction, trois témoins de la plus haute importance se manifestèrent.
Il s’agissait du général Faustin Kayumba Nyamwaza, ancien chef d’état-major de l’APR (Armée patriotique rwandaise, l’armée tutsi), à l’époque responsable du renseignement militaire, du colonel Patrick Karegeya, ancien chef des renseignements du Rwanda, tous deux réfugiés en Afrique du Sud d’où ils accusaient de la façon la plus claire le président Kagamé d’être le responsable de l’attentat du 6 avril 1994 qui coûta la vie au président hutu Habyarimana, et d’Emile Gafarita qui prétendait être l'un des trois membres du FPR qui transportèrent depuis l'Ouganda jusqu'à Kigali les missiles qui abattirent l'avion du président Habyarimana.
Au mois de juin 2010, le général Kayumba survécut par miracle à une tentative d’assassinat dont les auteurs, des Rwandais, furent arrêtés et jugés en Afrique du Sud. Le colonel Patrick Karegeya fut étranglé le 31 décembre 2013 dans sa chambre d’hôtel de Johannesburg.
Emile Gafarita fut quant à lui enlevé à Nairobi le 13 novembre 2014 à la veille de son départ pour la France où il devait être interrogé par le juge Trévidic. Dans la procédure de réouverture d'instruction qui était alors en cours, la teneur de ce que le témoin-acteur allait dire aux juges était accessible à la Défense. Cette dernière informa ses clients de l’existence d’Emile Gafirita et de son prochain témoignage. Avocat de l’Etat rwandais (Afrikarabia, 19 octobre 2016) et de 6 des 7 mis en examen, M° Léon-Lef Forster, dans un entretien avec la journaliste canadienne Judi Rever[4] l’a reconnu : « J’ai informé les mis en examen, un avocat a l’obligation d’indiquer à ses clients où en est la procédure…il est parfaitement légitime que les clients soient informés des raisons pour lesquelles le dossier est ré-ouvert ».
A partir de ce moment, Emile Gafirita fut en danger de mort[5]. Dans ces conditions, il est pour le moins « insolite » que les juges français qui allaient l’interroger n’aient pas pris la précaution de le mettre sous protection. D’autant plus qu’Emile Gafirita se savait menacé et que, dans l’attente de sa convocation qui arriva le jour de sa disparition, il avait écrit par mail à son avocat, M° Cantier, qu’il souhaitait être entendu : « le plus vite serait le mieux avant qu’ils ne me fassent taire à jamais ».
Emile Gafirita avait demandé à être entendu sous X avec le statut de « témoin protégé », ce qui ne lui fut pas accordé par le juge Trévidic. Et pourtant, comme l’a révélé plus tard Emmanuel Fansten dans Libération du 4 mars 2015, à la même époque, le juge Trévidic qui enquêtait sur l’attentat de la rue Copernic entendit sous X un ancien membre du groupe Abou Nidal.
Pourquoi une telle différence de traitement ? Le juge Trévidic justifia son refus d’entendre anonymement Emile Gafarita « par le nombre conséquent de manipulations constatées dans l’instruction » (Jeune Afrique, 9 décembre 2014). Cette explication laisse pour le moins perplexe car le juge d’instruction a précisément parmi ses missions celle de faire le tri entre les éléments qu’il recueille. Dans tous les cas, ceux qui enlevèrent Emile Gafirita ne partageaient pas ses doutes…
La justice française a donc été incapable de protéger ce témoin essentiel puisque ses ravisseurs ont été prévenus qu'il était depuis quelques semaines à Nairobi où il vivait clandestinement sous un nom d'emprunt dans l'attente de son départ pour la France. 
Dans son livre « La France dans la terreur rwandaise » (Editions Duboiris, 2014, page 302), le journaliste Onana rapporte de graves propos tenus par le colonel Karegeya peu avant son assassinat : « (...) tout ce que fait votre juge (Trévidic) se trouve dans les médias, même les noms des témoins qui peuvent ainsi être retournés par Kigali ou assassinés ».
Allons plus loin : certaines sources sud-africaines laisseraient entendre que des fonctionnaires de l’ambassade de France à Pretoria auraient oralement tenté de dissuader, fin novembre 2016, les autorités judiciaires sud-africaines d’accorder aux magistrats français les possibilités d’entraide judiciaire leur permettant d’interroger le général Nyamwaza.
Le 30 novembre 2016, interloquées par cette demande orale insolite, les autorités sud-africaines auraient alors demandé que cette requête soit formulée par écrit… ce qui aurait mis un terme à cette tentative d’entrave à la justice…et, les quatre « visas » des autorités judiciaires sud-africaines nécessaires à l’exécution de l’entraide judiciaire internationale furent accordés aux juges français mi-février 2017. Avant d’être bloqués à la fin du mois à la suite de la visite exceptionnelle faite en Afrique du Sud par le général Joseph Nzabamwita, Responsable des services nationaux de renseignement et de sécurité (NISS), envoyé du général Kagamé.
Dans une enquête très documentée parue dans le « UN », n°140 du 1° février 2017 sous le titre « Récit d’une manipulation », Pierre Péan explique comment, à partir de l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy et jusqu’au départ du juge Trévidic, un groupe comprenant diplomates, magistrats, politiques et hommes de l’ombre, groupe relayé par les réseaux pro-Kagamé français se serait ingénié à saboter l’enquête du juge Bruguière. Cet article n’a été relayé par aucun média français bien qu’il détaille de nombreux et très graves faits d’entrave à la justice.
Quoiqu’il en soit, loin des tumultes et des manipulations médiatiques, un dossier existe et, pour le régime de Kigali, ses avancées pourraient être dévastatrices. Voilà pourquoi ses amis ont reçu l’ordre d’allumer des contre-feux et voilà pourquoi, la presse française est actuellement et une nouvelle fois à la manœuvre.
Que contient en effet le dossier des juges Herbaut et Poux ?
Les éléments qui figurent dans le dossier d’instruction pèsent plus lourd que les sous-entendus de M. de Saint-Exupéry :
1) Le dossier donne, entre autres, le lieu du tir des missiles, les noms des deux tireurs et des membres de leur escorte, la marque et la couleur des véhicules utilisés pour transporter les missiles depuis l’Ouganda jusqu’au casernement de l’APR situé au centre de Kigali et de là, jusqu’au lieu de tir à travers les lignes de l’armée rwandaise, ainsi que le déroulé de l’action.
2) Le dossier contient la preuve que l’avion présidentiel rwandais a été engagé par deux missiles dont la traçabilité a été établie. Grâce à la coopération judiciaire de la Russie, la justice française sait en effet que ces deux missiles dont les numéros de série étaient respectivement 04-87-04814 et 04-87-04835 faisaient partie d’un lot de 40 missiles SA-16 IGLA livrés à l’armée ougandaise quelques années auparavant. Or, Paul Kagamé et ses principaux adjoints furent officiers supérieurs dans l’armée ougandaise avant la guerre civile rwandaise et, de 1990 à 1994, l’Ouganda fut la base arrière, mais aussi l’arsenal du FPR. De plus, devant le TPIR, il fut amplement démontré que l’armée rwandaise ne disposait pas de tels missiles et que l’arme du crime était bien entre les mains du FPR.
D’autant plus qu’au mois d’août 2016, la MONUSCO a saisi en RDC un missile de type SA-16 de la même série que ceux qui furent tirés contre l’avion du président Habyarimana le 6 avril 1994. Or, ce missile avait appartenu à une milice soutenue par le Rwanda. Un rapport officiel de la MONUSCO a été transmis au siège de l’ONU à New-York qui visiblement tarde à le transmettre au juge français malgré les recommandations du rédacteur du rapport en question (Référence : Strictly Confidential. Goma, 20 septembre 2016).
En dépit de toutes les pressions qu’ils subissent et qui vont aller croissant, il faudra bien que, tôt ou tard, les juges fassent la balance entre les éléments que contient le dossier de l’assassinat du président Habyarimana. Or, comme les magistrats instructeurs auraient entre les mains suffisamment d’éléments pour étayer la thèse de la responsabilité du général Kagamé dans l’attentat du 6 avril 1994 qui coûta vie au président Habyarimana, attentat qui fut l’élément déclencheur du génocide, tout va in fine dépendre du Parquet chargé de porter l’accusation à l’audience.
Nous voilà donc revenus à la politique, donc aux réseaux d’influence que Kigali entretient en France et dont la mission est de tenter d’influencer la Justice pour que soit étouffé le dossier car, comme l’a dit Madame Carla Del Ponte qui succéda à Louise Arbour au poste de Procureur du TPIR : « S’il était avéré que c’est le FPR qui a abattu l’avion du président Habyarimana, c’est toute l’histoire du génocide du Rwanda qu’il faudrait re-écrire ».

Et de cela, les alliés, les soutiens et les obligés du général Kagamé ne veulent évidemment pas entendre parler.

Bernard Lugan
Source : Le Colonel  29 juin 2017

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