lundi 7 juillet 2014

Stéphane Kipré : « Serions-nous déjà essoufflés après seulement 3 années de lutte ? »

S. Kipré
L’union des nouvelles générations (UNG) poursuit son extension en Europe. Arsène Touho, secrétaire général adjoint chargé du projet de société et de la diaspora a procédé ce samedi 5 juillet à Anderlecht (Belgique), à l’investiture du président de la délégation du BENELUX. Une tribune mise à profit par Stéphane Kipré, président fondateur dudit parti pour cracher ses vérités sur les récents développements de la situation socio-politique en Côte d’Ivoire…
Pascal Affi NGuessan, pdt du FPI
A quel jeu joue actuellement les alliés politiques de la défunte Majorité Présidentielle (LMP) ? Et surtout, où va le président Affi N’guessan du FPI dont le tango politique inquiète plus d’un dans son propre camp ? Enfilant les gants de la clarification ce samedi 5 juillet à Bruxelles, Stéphane Kipré s’est voulu très incisif sur le sujet : « Entre alliés, il faut se dire la vérité. Sans Gbagbo, 2015 n’est pas un sujet à aborder pour nous…Celui qui pense aujourd’hui parce qu’il est acclamé par le peuple que son temps est arrivé, se trompe. Celui qui pense qu’il peut capitaliser le combat du peuple pour devenir quelqu’un se trompe… Celui qui veut dire : tournons la page de Laurent Gbagbo, c’est son propre livre qui sera fermé. Ne gâtons pas notre Alliance. Et l’UNG a aujourd’hui un combat principal, c’est la libération de Laurent Gbagbo et j’y veille personnellement ». Attendu pour son tour de parole par les Ivoiriens de la capitale de l’Union Européenne venus en bon nombre à cette cérémonie d’investiture, le président fondateur de l’Union des Nouvelles génération, (UNG) Stéphane Kipré ne s’est pas embarrassé de fioritures pour cracher ses vérités aux dirigeants actuels du FPI allié politique de son parti, et se pencher aussi sur plusieurs sujets qui rythment actuellement la vie socio-politique en Côte d’Ivoire. 

ESSOUFFLÉS APRÈS SEULEMENT 3 ANS DE LUTTE ? 

Commentant la décision de la cour pénale internationale (CPI) qui a confirmé les charges contre l’ex-président ivoirien, Stéphane Kipré a donné la position de sa formation politique. Mais avant, a tenu à relever une situation qui fait souvent amalgame. Notamment sa position de gendre du président Laurent Gbagbo : « Je ne suis pas dans un combat familial. Mais de génération. Si le combat de Laurent Gbagbo n’aboutit pas, ce sera notre échec à tous. Cela veut dire que c’est la loi du plus fort qui aura gagné. Il ne nous restera plus qu’à apprendre à monter et à démonter les armes pour imposer nos positions politiques comme l’ont fait les autres… ». Soulignera-t-il avant de poursuivre : « La confirmation des charges n’est pas la fin du combat pour la libération de Gbagbo. C’est une virgule sur le chemin de l’éclatement et de la vérité de la victoire… ». Et pour lui, ce combat, ses alliés politiques et les ivoiriens qui refusent la voie de la prise du pouvoir par les armes devraient continuer à le mener. « Sommes-nous essoufflés au bout de 3 ans seulement de lutte ? Nelson Mandela, que le monde entier vient de célébrer, a passé 27 longues années de détention. Il avait même été condamné pour terrorisme…» Interrogera-t-il. 

LES INONDATIONS… 

Autre sujet d’actualité qui a retenu l’attention de Stéphane Kipré, les inondations. La Côte d’ivoire comme on le sait est sous les eaux depuis un peu plus de deux mois. Et cela, dans presque l’impuissance totale des autorités qui ont presque tous déserté le pays. Après avoir salué la mémoire des personnes qui décédées suite à ces intempéries, Stéphane Kipré s’est penché sur cette grave menace qui continue d’endeuiller les familles en révélant : « A l’époque, c’est justement pour prévenir ce genre de situation que Laurent Gbagbo avait lancé le projet de transfert de la capitale à Yamoussoukro. Tout simplement pour désengorger la capitale économique. La sorcellerie politique a retardé ce projet. Aujourd’hui des bâtiments sont construits sur les canalisations et les conduits d’évacuation des eaux. Abidjan est saturée et pourtant on continue de construire partout de façon anarchique… » 

CETTE CÔTE D’IVOIRE DE LA MAUVAISE GOUVERNANCE ET DE L’INSÉCURITÉ… 

Duékoué, avril 2011
Évoquant la visite annoncée du président Français, François Hollande en Côte d’Ivoire le 17 juillet prochain, Stéphane Kipré qui vit en exil en France depuis un peu plus de trois ans parce que physiquement menacé dans son pays, a estimé qu’il était nécessaire que le locataire de l’Élysée sache un certain nombre de choses avant son arrivée en Côte d’Ivoire. « Il faut que l’on donne les vraies nouvelles de la Côte d’Ivoire que François Hollande va visiter (…). Cette Côte d’Ivoire de la mauvaise gouvernance où les grandes sociétés du pays sont presque toutes dirigées par l’épouse du président ; la Côte d’Ivoire où des centaines de prisonniers politiques croupissent toujours dans les prisons ; la Côte d’Ivoire de l’insécurité où les gens qui vous braquent la nuit sont les mêmes commissaires qui prennent vos plaintes le matin au commissariat…», a martelé Stéphane Kipré à l’endroit de l’exécutif français. 

[…]. 

Augustin Djédjé, envoyé spécial à Anderlecht (Belgique) - Eventnewstv 06/07/2014
Titre original : « Depuis la Belgique, Stéphane Kipré crache ses vérités au FPI » 

 
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Source : ivorian.net 7 juillet 2014

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