samedi 21 septembre 2013

Une lettre de repentir …et notre devoir de vigilance

Quelques conjurés de Marcoussis
De G à D : P. Affi Nguessan, D. de Villepin, G. Soro, G. Ouessenan Koné, P. Mazaud
« Des accusations graves, des révélations à couper le souffle, des noms cités,
des médias français [mis en cause] »…
 

Ainsi l’officieux Fraternité Matin présentait, dans sa livraison du 03 septembre 2003, le scoop du jour : la lettre de repentir d’un certain Padjofê Ibrahim, se disant d'ethnie Dioula, ex-Fanci, et ex-rebelle en rupture de ban et fugitif. A l’occasion du onzième anniversaire de la tentative de putsch du 19 septembre 2002, cette lettre refait surface dans le Quotidien d’Abidjan (19 septembre 2013), toujours avec la même lecture au premier degré et la même absence de recul ; bref, avec la même naïveté…
Cette lettre n’est certes pas dénuée d’intérêt ; elle foisonne d’informations qui, sans être précisément des scoops, rafraichissent les souvenirs qu’il est bon d’avoir en mémoire pour ne pas être surpris par les événements à venir. C’est pourquoi nous la reproduisons à notre tour à l’intention de nos amis. Mais nous devons les avertir : « Padjofê » n’apporte aucune vraie réponse aux nombreuses questions que nous nous posons depuis le 19 septembre 2002. Aussi bien, ce serait une grave erreur de s’en tenir à la superficie de ce texte, au risque de se priver de sa « substantifique moelle »…
Notons d’abord que ce « Padjofê » nous demeure un vrai mystère malgré qu’il prétend écrire sous sa véritable identité. Notamment, nous ignorons son grade dans les Fanci ainsi que la position qui était la sienne dans la « rébellion » avant qu’il ne se brouille avec elle. Pourquoi signer de son vrai nom si on ne peut/veut pas indiquer son grade ou sa fonction ? Surtout que, à en juger d’après le niveau de son français ou d’après la qualité de son information quant aux affaires de la « rébellion », par exemple, l’auteur de cette lettre semble être quelqu’un qui ne pouvait pas ignorer qu’on ne croirait jamais qu’il n’était que l’un de ces sergents quasi-analphabètes que Ouattara a fait officiers supérieurs dans son armée ; encore moins un simple troupier de la rébellion.
Il n’est pas nécessaire d’avoir fait Polytechnique pour comprendre que nous avons affaire à un de ces astucieux bidonnages dont depuis vingt ans certaines gens nous gavent pour nous « distraire » pendant que leurs complices s’activent de différentes façons à nous déposséder de nos droits naturels et constitutionnels.
Posons-nous la question rituelle : à qui donc profite le crime ? A Alassane Ouattara [– et au passage notez que de toutes les personnes citées par Padjofê, Ouattara est le seul qui a droit à un « M. » devant son nom –] ? A Blaise Compaoré ? Certes ces deux-là y ont certainement leur part ; mais quelque profit ou avantage personnel qu’ils aient tiré de leur participation dans ce forfait, ils n’étaient que les déguisements dont le vrai criminel se revêtait pour passer inaperçu. Notez combien « Padjofê » est prolixe quand il parle d’eux, et combien il trouve tout à coup si peu à dire quand il s’agit de la « France mère ». Il est évidemment impossible de parler de ces choses sans y mêler le nom de la France, et ce n’est pas seulement à cause de l’Opération « Licorne » ! Mais « Padjofê » semble nous dire : Ne vous fiez surtout pas aux apparences : oui, la France est dans le coup, mais ce n’est pas une raison de croire que c’est elle qui a tout manigancé, ou que c’est à elle que cela profite ! Admirez ce drôle d’argument, véritable joyau de « faux-culisme » hexagonal : « Tout ce que je peux dire, c'est que la France est coupable mais elle est prise dans l'étau entre les menaces de dénonciation de la rébellion et la réaction du peuple ivoirien et des Français de Côte d'Ivoire ».  Et maintenant, circulez ! Y a plus rien à voir de ce côté… 
Eh ! bien, frères résistants, non ! Nous, c’est très précisément de ce côté-là qu’il faut qu’on regarde. Soyons vigilants ! Et aujourd’hui plus que jamais ! 

Marcel Amondji
 

 
La lettre de Padjofê
 

 
Monsieur Honorat Dé Yedagne, 

Je voudrais vous demander de faire en sorte que cette lettre soit publiée dans son entièreté. J'ai beaucoup hésité avant de l'envoyer à votre journal car, il n'a pas de position tranchée et donc si ma lettre y est publiée, on lui accordera toute la valeur qu'il lui faut plutôt que d'être considérée comme suscitée si elle était publiée par le National ou Notre Voie. Cette lettre ne vaut sans doute rien, venant de la part d'un assassin comme moi, mais, j'aime mon pays comme vous et j'ai décidé de ne plus le tuer.
Publiez ma lettre s'il vous plait ! 

Je m'appelle Padjofê Ibrahim. Je suis de l'ethnie Dioula et je suis un déserteur de l'armée ivoirienne. Si je donne mon vrai nom, c'est parce que je n'ai plus personne à protéger car, mes parents (mon père, mes deux sœurs et mon frère étudiant en licence d'anglais à l'Université de Bouaké) ont été exécutés dans la nuit du 8 au 9 février dernier. Je suis donc un rebelle fugitif qui a décidé de ne plus participer à la destruction de mon pays. J'ai été au cœur de la rébellion, j'ai participé à toutes les étapes de la préparation de l'attaque jusqu'à son exécution. Je sais que les choses que je vais dire aujourd'hui paraîtront aux yeux de certaines personnes comme une plaisanterie de mauvais goût, mais je jure sur les cadavres de mes parents que ce qui va suivre est la stricte vérité et même si cela arrive bien en retard, il n'empêche qu'il peut permettre de comprendre beaucoup de choses et de prévenir bien d'autres dangers qui guettent le contrôle gouvernemental pour réaliser à quel point les Ivoiriens, avec les autorités à leur tête, ignorent les véritables dangers qui planent sur le pays. Je voudrais préciser avant toute chose, qu'aucun des pays qui entourent la Côte d'Ivoire n'aime la Côte d'Ivoire. Ils ont tous participé d'une façon ou d'une autre à la destruction du pays. J'y reviendrai. Cela dit, je voudrais demander pardon aux Ivoiriens et à toutes les victimes innocentes de cette guerre atroce que nous avons provoquée dans notre propre pays. J'ai fait du mal, beaucoup de mal en succombant à un certain discours, en pensant d'après ce qu'on nous avait dit, que le Président Gbagbo était venu au pouvoir pour organiser le génocide des gens du Nord et qu'il fallait tout mettre en œuvre pour l'arrêter. Voilà pourquoi, la plupart de ceux qui ont pris les armes sont des gens du Nord et qu'à la fin de cette guerre, on découvrira que 60% des jeunes du Nord sont morts, tant les FANCI les massacrent sur les fronts de guerre. Quelqu'un a dit que « le jour où ceux qui financent les guerres se retrouveront sur les fronts, il n'y aura plus de guerre dans le monde ». Je me demande si ce monsieur se rendait compte de la véracité de ce qu'il disait. Je voudrais dire ici qu'aucun des chefs de la rébellion qui endeuille le pays n'a jamais mis les pieds sur un front de guerre, ni conduit une troupe au cours d'un combat. Le seul qui a eu le courage de participer à un combat à la tête d'une unité de 227 personnes (tous des gamins de 12 à 15 ans) a été abattu par les FANCI le jeudi 17 octobre 2002 à M'Bahiakro et son unité a été totalement anéantie. Il s'agit d’Inza Karamoko. Après cette guerre, le monde entier constatera le désastre. Cela dit, je voudrais situer les choses que je vais dire à 11 niveaux :

1. La préparation de l'attaque ; 2. Le recrutement ; 3. Les raisons de l'attaque ; 4. Les personnalités qu'il fallait tuer ; 5. La mort de Balla Kéita ; 6. Les commanditaires du coup ; 7. Les complicités internes et externes ; 8. L'élimination systématique des gendarmes ; 9. Le but assigné au MPIGO et au MJP ; 10. La mission de l'escadron de la mort et des médias étrangers ; 11. Le rôle de la France et des multinationales françaises. 

Beaucoup de choses ont été dites sur l'attaque du 19 septembre 2002. Certaines de ces choses sont vraies, et d'autres sont très loin de la vérité. Il a fallu que je sois au Burkina Faso du mardi 16 janvier 2001 au lundi 16 septembre 2002 pour comprendre à quel point la Côte d'Ivoire était haïe par les pays qui l'entourent. J'y reviendrai dans le point 7. 

1.- La préparation de l'attaque
A mon arrivée à Somgandé au Burkina le 16 janvier 2001, le noyau qui devrait diriger les opérations était déjà constitué ; il s'agissait de Tuo Fozié, Massemba Koné, Omar Diarrassouba, Iréné Kablan et Souleyman Diomandé. Il s'agit là de la phase 1. 

2.- La deuxième phase a consisté à recruter
C'est IB qui a été chargé de cette tâche, aidé par trois officiers burkinabè qui agissaient pour le compte de leur pays. Le recrutement a été fait dans trois pays: le Liberia, la Sierra Leone et le Burkina Faso. Ainsi, au total, ce sont 417 personnes qui ont été recrutées en deux mois, dont 288 Burkinabè (125) soldats de l'armée burkinabé et 163 repris de justice libérés des prisons et conduits au camp de formation de Pô. Quant aux Ivoiriens qui ont participé à l'attaque, il a suffi de leur expliquer ce qui suit : 

3.- Les raisons de l'attaque
Il y a trois raisons essentielles à l'attaque du 19 septembre.
- Il fallait sauver les peuples du Nord, et principalement les Dioula, du génocide que préparait le Président Gbagbo.
- Pour convaincre chacun de cette idée, une photo couleur agrandie était accrochée dans toutes les chambres des villas de Somgandé et une autre (petite) était dans les poches de toutes les recrues, de sorte que chacun se disait qu'il avait une mission noble à accomplir en faisant la guerre en Côte d'Ivoire. Il s'agissait de sauver tout un peuple menacé d'extermination totale par un régime supposé génocidaire.
- Il fallait ensuite permettre aux Burkinabè résidant en Côte d'Ivoire d'avoir les mêmes droits que les Ivoiriens et de participer à toutes les prises de décisions concernant l'avenir du pays. Pour convaincre les Burkinabè de ce que les Ivoiriens partisans du régime étaient en train de massacrer leurs compatriotes, le journal Sidwaya a utilisé les mêmes photos du charnier de Yopougon qu'il a présenté comme étant constitué de ressortissants burkinabè. Cela a provoqué une grande colère et a facilité le recrutement des Burkinabè avec l'accord des autorités burkinabè. Pour que ce qui précède puisse se réaliser, il fallait éliminer systématiquement un certain nombre de personnalités politiques et militaires et permettre ainsi, par la chute du gouvernement, l'installation d'un nordiste à la tête de l'Etat et en l'occurrence M. Alassane Ouattara, après 6 mois de transition au cours de laquelle, par l'usage de la terreur, toutes les personnes gênantes devraient être soit exécutées soit forcées à l'exil. 

4.- Les personnalités politiques et militaires qu'il fallait tuer
Je reviendrai de façon détaillée sur un certain nombre de choses dans le point 6, mais il faut dire que si le coup d'Etat avait réussi, il n'y aurait aujourd'hui d'hommes politiques en Côte d'Ivoire que ceux venant du RDR tant la liste des personnes qu'il fallait exécuter était longue. Je ne pourrai donc pas donner la composition de cette liste de façon exhaustive mais voici quelques-uns des noms. 1. Emile Boga Doudou (à la demande de Blaise Compaoré) ; 2. Doué Mathias ; 3. Touvoli-Bi ; 4. Lida Kouassi ; 5. Henri Konan Bédié ; 6. Emile Constant Bombet ; (l'ancien ministre) ; 7. Blé Goudé Charles ; 8. Tapé Koulou (à la demande de Shérif Ousmane) ; 9. Mamadou Koulibaly ; 10. Guéi Robert (à la demande d’Alassane Ouattara). C'est ce dernier nom, celui du général, ajouté à la demande de Alassane Ouattara qui a changé tout et donc a précipité les choses car, on ne sait trop comment cela s'est passé mais quelqu'un a filé l'information à M. Balla Kéita qui suivait le déroulement des préparatifs pour le compte du général. 

5.- La mort de Balla Kéita
M. Balla Kéita a été envoyé au Burkina Faso par le général Guéi pour suivre l'évolution des préparatifs pour son compte. A son arrivée au Burkina, M. Balla devrait avoir ses appartements à Somgandé, mais pour éviter les soupçons, Blaise Compaoré a décidé de le loger personnellement. Cette démarche n'a pas beaucoup plu au Général qui soupçonnait un mauvais coup de la part d'Alassane, mais on a su le convaincre. En réalité, si on avait éloigné Balla Kéita, c'était pour qu'il ne soit pas au courant de certains détails, tels que la composition de la liste. Ainsi, lorsqu'il s'est agi de dresser la liste, le Général n'a eu son mot à dire que sur le sort du Président Gbagbo, car l'informateur qui se trouvait à la Présidence avait prévenu que le Président devait s'absenter dans le courant de la 3e semaine du mois de septembre 2002. Le Général a donc conseillé que le coup se fasse en son absence, car cela permettrait d'épargner sa vie et donc d'éviter un certain nombre de difficultés inutiles. Mais le Général ne savait pas qu'il était lui-même sur la liste; normal, car le coup devait être fait pour lui, du moins d'après ce que M. Ouattara lui avait promis. Ainsi, le Général en qualifiant le Président de boulanger, ignorait que le vrai boulanger était celui à qui il téléphonait 3 fois par jour. Lorsque Balla Kéita, on ne sait par quel moyen, avait appris que le nom de son patron était sur la liste des personnes qu'il fallait exécuter, au lieu d'informer directement le Général, il a cru bon d'en parler d'abord à Blaise Compaoré. Dès cet instant, il avait signé son arrêt de mort et effectivement, on le retrouvera mort le lendemain. Nous étions alors fin juillet-début août. La difficulté a été dès lors de convaincre le Général que la mort de son agent n'avait rien à avoir avec un mauvais coup que l'on préparerait dans son dos. Une tâche que les autorités burkinabè avec le ministre de la Défense vont réussir à merveille, en retournant les soupçons sur le gouvernement FPI au pouvoir à Abidjan et pour parachever la machination, Fabien Coulibaly qui, à la demande du Général, s'était rendu au Burkina, avait été chargé d'assassiner le Général, mais on ne sait pour quelles raisons, il n'a jamais exécuté son contrat et donc jusqu'à ce qu'on déclenche l'attaque, on ne savait pas si Fabien Coulibaly et le Général avaient un autre plan et dans le doute, pour éviter les problèmes, son nom avait été ajouté sur la liste, de même que celui de tous ceux qui se trouvaient dans l'environnement immédiat du Général. Ceci explique ce qui s'est passé ou plus précisément, devrait expliquer ce qui s'est passé car on saura plus tard que Fabien Coulibaly avait vendu la mèche et que le Général avait concocté son propre plan, mais malheureusement pour lui, certains éléments de la gendarmerie qui étaient dans le coup et dont le Général avait les noms, avaient réussi à s'infiltrer dans les patrouilles des gendarmes loyaux et donc pour éviter que le Général ne se venge d’eux s'il prenait le pouvoir, ont réussi à créer la confusion, de sorte que même au jour d'aujourd'hui, vu la façon dont les choses se sont passées, au plus haut niveau de la rébellion, tout le monde a la trouille quand il s'agit de savoir si ceux qui ont tué le Général sont tous morts ou vivants et prisonniers ; mais on les préfère plutôt morts que vivants : suivez mon regard. 

6.- Les commanditaires du coup
Il y a essentiellement trois commanditaires : Alassane Dramane Ouattara ; Guéi Robert ; Blaise Compaoré.
Alassane Ouattara a offert tous les moyens de communication dont dispose le MPCI. Il a également corrompu tous les correspondants-Afrique de tous les médias français à qui une mission précise a été confiée. J'y reviendrai dans le point 10. C'est M. Alassane qui s'est chargé de la rémunération de tous les chefs rebelles de Tuo Fozié à Dacoury-Tabley en passant par Soro Guillaume. Même au niveau de la rébellion, on ignore où Alassane Ouattara a tiré tout l'argent qu'il a investi dans cette guerre et c'est sans doute ce qui constitue le plus grand danger pour la Côte d'Ivoire. Le rôle de Guéi a consisté à créer au sein de l'armée, un environnement de suspicion propice à un soulèvement général de l'armée. Mais il a échoué dans sa tâche car en dehors des Bayefouè et des Zinzins et de quelques officiers dont Gueu Michel, pas grand monde n'a mordu à son hameçon et c'est l'une des raisons qui explique l'échec de la prise d'Abidjan.
Blaise Compaoré est ce qu'il convient d'appeler le plus grand danger pour la Côte d'Ivoire. Ce Monsieur a juré que tant qu’Alassane ne sera pas à la tête de la Côte d’Ivoire, ce pays ne connaîtra jamais la paix. Blaise Compaoré a fourni à lui seul et cela grâce à ses propres réseaux de trafic d'armes dont les sièges se trouvent en Libye et au Liberia, toutes les armes dont dispose actuellement le MPCI. C'est lui qui a fourni tous les instructeurs, c'est également lui qui a fourni 125 soldats burkinabè dont 38 officiers qui sont répartis comme suit : 13 à Korhogo, 15 à Bouaké et 10 à Odienné. Ce sont eux qui forment actuellement sur le terrain, toutes les recrues. Blaise Compaoré a investi au bas mot, plus de 4 milliards dans cette guerre, de l'argent qu'il compte récupérer une fois que les Burkinabè résidant en Côte d'Ivoire et Alassane seront parvenus au pouvoir. 

7.- Les complicités internes et externes
Tous les dirigeants du RDR, des plus modérés aux plus durs, savaient plus ou moins que leur mentor préparait un coup fumant. Certains comme Ali Coulibaly, Gon Coulibaly, Ali Kéita, ont parcouru nuitamment pendant des semaines les villes du Nord avec des photos du charnier de Yopougon. Je dois avouer qu'ils ont fait un travail remarquable, car aujourd'hui, pour convaincre un jeune du Nord de tuer un gendarme et de boire son sang, il suffit de lui montrer une de ces photos et de lui dire que c'est le sort que Gbagbo et ses gendarmes lui réservent s'il ne réagit pas.
Alassane lui-même leur avait expliqué cela pendant sa tournée d'avant les élections des conseils généraux. Au niveau interne, il faut souligner que même dans l'entourage du Chef de l'Etat, certaines personnes étaient au courant du coup. Aujourd'hui, un travail a été fait pour éloigner ces traitres qui mangeaient avec le Président et qui savaient pourtant qu'on allait le tuer. Au niveau interne toujours, il faut dire que dans toutes les villes occupées et non occupées, se trouve quelqu'un qui est chargé d'organiser avec l'aide de quelques personnes, la chute de la ville et à dresser la liste des personnes qu'il fallait systématiquement exécuter à notre arrivée. Ainsi par exemple à Bouaké, le maire a joué ce rôle, à Béoumi, le chef de canton a aidé à la prise de la ville. La liste complète de tous ces gens qui tapis dans l'ombre aident les rebelles est actuellement au domicile du préfet de Bouaké qui est la maison de Soro Guillaume.
La plupart des gens qui sont sur cette liste sont des Burkinabè qui connaissent très bien les villes dans lesquelles ils vivent. Ainsi à Agboville, il y a un certain Ouédraogo Binaté, à Divo, un certain Sampoudou Dramane, à Tiassalé, un certain Savadogo Ladji dit « Sabari Kagni », ce dernier est actuellement à Bouaké et joue un grand rôle dans le rapatriement des corps des gendarmes exécutés au Burkina Faso par le biais de gros camions qui semblent lui appartenir. J'y reviendrai dans le point 8. A Daloa, Kafando Compaoré (tué par les loyalistes pendant la libération de la ville, à Sakassou, Boureïma Sylla, à Bouna, IIboudo Assimi (c'est lui qui a exigé et obtenu l'exécution du commandant de brigade de Bouna devant sa femme et ses enfants). Il y a donc actuellement, dans presque toutes les villes de Côte d'Ivoire, des gens dont le rôle est de préparer l'arrivée des rebelles en donnant journellement des informations précises sur les mouvements des gendarmes. 

8.- L'élimination systématique des gendarmes
Si tout le monde a constaté que la Gendarmerie a payé le plus lourd tribut à cette guerre, eh bien ! C’est parce que cela fait partie d'un plan bien précis. MM. Ouattara et Blaise Compaoré ont une grande colère contre la Gendarmerie de Côte d'Ivoire et pour cause, ils considèrent que les gendarmes sont la cause de tous les malheurs des militants du RDR et des Burkinabè et par conséquent, il fallait les éliminer jusqu'au dernier, du moins, ceux qui ne sont pas avec eux, c'est-à- dire la quasi-totalité car au jour d'aujourd'hui, il y a exactement 113 militaires et gendarmes qui sont avec la rébellion en dehors des Bayéfoué et des Zinzins. La consigne qui a donc été donnée était de tuer systématiquement tous les « corps habillés » des villes prises et principalement les gendarmes, mais comme il était impossible de cacher les corps d'autant de personnes, avec l'accord des autorités, plutôt sur proposition de ces autorités, les cadavres de la plupart des corps habillés ont été convoyés au Burkina dans des camions et même les corps de beaucoup de civils tués, environ 2000 personnes, se trouvent au Burkina ; ce qui advient de ces corps une fois au Burkina, seuls Alassane, Blaise Compaoré et Soro le savent. C'est un moyen efficace d'éviter les charniers. Quant aux gendarmes qui ont réussi à fuir pour se retrouver au Burkina, s'ils n'ont pas été abattus à la frontière, ils sont dans une prison quelque part au Burkina. Je sais par exemple qu'il y a environ 47 gendarmes ivoiriens qui se trouvent actuellement dans les prisons de Blaise Compaoré. 

9.- Le but assigné au MPIGO et au MJP
A la date du 23 octobre, tout le monde était unanime pour reconnaître que le coup avait capoté et que ou bien on fuyait tous le pays ou bien on restait et alors, il fallait poser des actes de nature à ébranler le pouvoir et à obtenir par les massacres et la terreur, ce que nous n'avions pas été capables d'obtenir par l'attaque du 19 septembre. Il fallait d'un côté chercher à gagner du temps en bluffant, le temps que les commanditaires trouvent des soutiens et apportent la logistique nécessaire pour mener une guerre sur un long terme car nous n'étions absolument pas préparés pour cela. Il n'a pas été facile de trouver des soutiens et je dois avouer qu'il y a eu un moment de flottement au cours duquel si les FANCI avaient tenté leur chance, elles auraient fait de nous une bouchée mais il y avait une telle crise de confiance au sein de l'armée que personne n'osait tourner le dos à son voisin. Le premier soutien trouvé fut le Liberia de Charles Taylor qui devrait ouvrir un front à partir de l'Ouest, mais ce dernier a posé tellement de conditions que les choses ont traîné. Finalement, Alassane et Compaoré ont dû lui vendre tout l'Ouest y compris ses habitants pour que Charles Taylor se décide. C'est ainsi que le MPIGO et le MJP ont été créées à partir du MPCI avec pour mission farfelue de venger le général Guéi. Le 2ème soutien a été le Sénégal à qui il a été confié la mission de faire accepter la rébellion à une table de négociation. Le 3ème soutien a été le Gabon dont le Président a été chargé de convaincre les autorités françaises que Gbagbo n'a que ce qu'il mérite et que tout le monde l'avait prévenu qu'il ne ferait pas de vieux os au pouvoir et qu'il fallait aider les rebelles à régler une fois pour toutes, tous les problèmes créés par Gbagbo depuis son arrivée au pouvoir. Le 4ème soutien a été celui des multinationales françaises installées en Côte d'Ivoire, soutien obtenu par MM. Ouattara et l'Ambassadeur Renaud Vignal qui ont quasiment vendu le pays. Au jour d'aujourd'hui, la Côte d'Ivoire n'appartient aux Ivoiriens que parce que Gbagbo est encore au pouvoir, sinon Alassane Ouattara a vendu le pays au Burkina Faso et aux sociétés françaises. 

10.- L'escadron de la mort
Effectivement, il y a un escadron de la mort en Côte d'Ivoire. Cet escadron a été créé pour une mission précise. L'escadron de la mort a été créé le vendredi 20 avril 2001 à Abobo par des responsables du RDR qui voulaient laver l'image de M. Alassane Ouattara en éliminant toutes les personnes qui s'attaqueraient ou dénonceraient son imposture. La 2ème mission de l'escadron était d'éliminer tous les gendarmes qui avaient été jugés dans le procès du charnier de Yopougon. Il est inutile de préciser que M. Ouattara avait donné toute sa caution. A l'origine, l'escadron était constitué de 7 personnes (3 membres de la garde rapprochée de M. Ouattara, 2 Burkinabé (des anciens gendarmes), un chauffeur ; [jusqu’en 2001,] le chef du groupe était Shérif Ousmane. Après cette date, compte tenu de l’opération actuelle qui était en préparation au Burkina, l'escadron de la mort avait été dissous mais en dehors de Shérif, les autres sont restés en Côte d'Ivoire et ont travaillé dans la sécurité de M. Ouattara et depuis le 18 octobre 2002, l'escadron de la mort a été reconstitué avec les mêmes éléments mais le chef est désormais un Burkinabé et ses missions sont : salir le gouvernement et provoquer une guerre musulmans-chrétiens. En dehors de Benoît Dacoury-Tabley dont la mort a été une erreur, les autres sont bien sur la liste et ceux qui restent sont les suivants : Maurice Guikahué ; K. K. Bertin (Jeunesse PDCI) ; Blé Goudé (rayé-contradiction) ; Tapé Koulou (rayé-contraction) ; Thierry Legré (rayé-contraction) ; trois Imams (non déterminés) ; trois évêques (rayés-contradiction) ; le maire d'Adjamé (à sacrifier pour la cause) ; Le directeur de l'AFP Abidjan.
P.S. Les personnes doivent être exécutées selon l'actualité. 

11.- Le rôle des médias
Tous les médias étrangers qui couvrent la guerre en Côte d'Ivoire ont été achetés. Ainsi, dès le 15 septembre 2002, tous les médias français ou presque étaient déjà à Bouaké. Le rôle à eux assigné est de faire en sorte que les agresseurs passent pour les victimes auxquelles les armes se sont imposées, d'où les déclarations de Soro du genre : « les armes se sont imposées à nous ». Les Médias français se sont tus sur les massacres commis en zone occupée et je dois avouer que beaucoup de massacres ont été commis sous les yeux des journalistes français. Comme je l'ai dit plus haut, environ 2000 personnes ont été massacrées mais les journaux français n'en ont jamais parlé, normal, ils font leur travail, il faut avoir été bien payé pour fermer les yeux sur l'exécution de 70 gendarmes après l'entrée et la sortie des FANCI dans Bouaké. Il faut avoir été bien payé pour fermer les yeux sur le viol public de 37 filles baoulé dont le sang a été par la suite distribué aux dozos après les avoir égorgées. Il faut avoir été bien payé pour être capable de fermer les yeux sur le fait que toutes les filles qui se trouvent dans les zones sous contrôle rebelles sont violées journellement depuis. En fait, le rôle de la presse française en Côte d'Ivoire est de faire en sorte que Gbagbo se retrouve devant le TPI ou la CPI. 

12.- Le rôle de la France mère
Tout ce que je peux dire, c'est que la France est coupable mais elle est prise dans l'étau entre les menaces de dénonciation de la rébellion et la réaction du peuple ivoirien et des Français de Côte d'Ivoire.
En réalité, aucun pays n'aime la Côte d'Ivoire, tous les voisins de la Côte d'Ivoire sont contre elle et principalement le Burkina qui a déclaré la guerre à la Côte d'Ivoire. Des indignes fils comme moi ont pris les armes pour détruire la Côte d'Ivoire, la mère patrie, mais je sais que je me suis lourdement égaré, trompé et je veux faire marche arrière. Pourra-t-on me pardonner un jour ? 

Source : Lettre d’un certain Padjofê Ibrahim, se disant « ancien rebelle et en rupture de ban », parue dans Fraternité-Matin du 03/09/2003 ; reprise par Le Quotidien d’Abidjan du 19 Septembre 2013.
Titre original : « Les crimes oubliés de la rébellion. Padjofê Ibrahim (ancien rebelle) : "Pourquoi nous avons tué Robert Guéi ?" ».

 
en maraude dans le web
Sous cette rubrique, nous vous proposons des documents de provenance diverses et qui ne seront pas nécessairement à l’unisson avec notre ligne éditoriale, pourvu qu’ils soient en rapport avec l’actualité ou l’histoire de la Côte d’Ivoire et des Ivoiriens, et aussi que par leur contenu informatif ils soient de nature à faciliter la compréhension des causes, des mécanismes et des enjeux de la « crise ivoirienne ».
 

DEMAIN ON RASE GRATIS !

Interview de Jean Kacou Diagou, président de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire. (extraits)

J. Kakou Diagou, le "patron des patrons" ivoirien.
(ph : economie.jeuneafrique.com)
(…)
Que ferez-vous de cette prorogation qui fait de vous un président, de manière exceptionnelle, à trois mandats ?
La priorité sera de renforcer la cohésion au sein de notre communauté des affaires. Pour ce faire, la Cgeci, dans un exercice démocratique, va se doter de nouveaux textes régissant l’organisation. Celle-ci consolidera, au cours de cette année, le partenariat secteur-public, secteur privé. Ce partenariat est un puissant levier d’investissement dans l’atteinte des objectifs du Programme national de développement (Pnd) élaboré par le Président Alassane Ouattara. C’est ce partenariat fort qui a permis l’amélioration sensible du climat des affaires en Côte d’Ivoire. Nous continuerons sur cette lancée. Le patronat ivoirien mènera aussi des actions auprès des femmes et des jeunes afin de susciter la création de nouvelles entreprises. Ce qui favorisera la création de richesses et d’emplois. Avec le gouvernement, nous allons voir comment mettre en place des procédures visant à susciter et promouvoir des entreprises qu’on pourrait appeler les « Champions nationaux et de la sous-région» capables de rivaliser avec les grands groupes étrangers. Car c’est à cette condition que nous pourrons avoir une économie émergente inclusive. Comme préalable à ces objectifs, notre organisation continuera de travailler à lever les freins aux développements des entreprises, tels que l’accès au financement, l’amélioration de l’environnement judiciaire, l’instauration d’une fiscalité de développement etc., en participant activement aux réformes en cours pour améliorer aussi notre rang dans le Doing Business.
Vos propositions sont-elles prises en compte ?
Oui, dans l’ensemble, nos propositions sont prises en compte. Nous avons la chance formidable d’avoir un Président de la République très au fait de la chose économique et un Premier ministre très compétent, tous les deux sont très attentifs aux souhaits et positions du secteur privé.
Parlant du Pnd, où en êtes-vous avec Côte d’Ivoire 2040 qui se voulait, lui aussi, un plan stratégique de développement de la Côte d’Ivoire ?
Côte d’Ivoire 2040 a été présentée au Président Alassane Ouattara qui l’a accueillie avec beaucoup d’intérêt. Une présentation technique de notre étude a été ensuite faite au Premier ministre qui, après examen, nous a fait ses observations par écrit. Les points de convergence entre les deux études sont extrêmement forts. La mise en œuvre des actions de notre plan stratégique de développement, pour le volet qui concerne le secteur privé ivoirien, s’en verra donc facilitée.
Pourquoi ne vous limiteriez-vous pas à l’horizon 2020 ?
On aurait pu. Mais qui peut le plus, peut le moins. 2040 n’est pas si loin que ça, c’est seulement dans 27 ans. Nous avons fait le choix de l’horizon 2040 parce que nous croyons que la naissance de l’Ivoirien nouveau est le résultat d’actions menées sur plusieurs générations. Trente années permettront à nos enfants de devenir les adultes qui seront les véritables acteurs de l’édification d’un Ivoirien nouveau et d’une Côte d’Ivoire où il fait bon vivre. Notre souci est de transformer la mentalité des jeunes d’aujourd’hui qui sont appelés à être les acteurs économiques, politiques et sociaux de demain. Et c’est maintenant qu’il faut y penser et mettre en place les actions stratégiques nécessaires.
Comment se porte, aujourd’hui, le patronat ivoirien ?
Nous sommes sortis de l’assemblée générale plus unis et plus forts et prêts à affronter les défis du développement.
Quels sont ces défis ?
L’objectif ultime du secteur privé ivoirien est de créer, autant que faire se peut, la richesse et les emplois, dans un environnement attractif. Pour ce faire, l’amélioration permanente du cadre de fonctionnement des entreprises reste le défi à relever. La Cgeci, par des actions fortes, favorisera la création d’entreprises dans tous les secteurs d’activité. Plus nous serons nombreux, et moins difficile sera la lutte contre le chômage des jeunes ivoiriens. Plus les entreprises seront nombreuses, plus facile sera la lutte contre la pauvreté. Nous mènerons des actions de renforcement des capacités des chefs d’entreprise, ainsi que de nos cadres, afin d’avoir des dirigeants performants faisant parti, des meilleurs de la sous-région et, pourquoi pas, du monde.
Ce message, vous l’avez fait passer à la Cgeci Académie. Où en êtes-vous avec la concrétisation de tout ce qui a été dit et fait ?
L’engouement des Ivoiriens pour la « Cgeci Académie «nous a démontré que la population ivoirienne veut se prendre en charge. Des actions éclatées et de proximité seront menées tout le long de l’année, afin de mettre en œuvre toutes les recommandations du forum.
M. le président, quel regard portez-vous sur les entreprises en Afrique et, en particulier, dans la sous-région ?
Depuis une quinzaine d’années, ce que je ressens, c’est que les entreprises ivoiriennes et africaines ont pris une nouvelle dimension. Nos entreprises sont gérées avec des outils encore plus modernes et son capables de rivaliser avec d’autres. Par le passé, la présence de l’Etat se faisait beaucoup sentir. Il n’y avait ni objectifs de gestion, ni vrais contrôles de l’action du top management. L’on observait un monopole de fait ou de droit qui endormait parfois les cadres les plus compétents et annihilait toute innovation. Aujourd’hui, nous avons plutôt des entreprises africaines qui sont créées dans l’adversité et la concurrence, souvent sans soutien spécial de leur gouvernement. Je suis heureux que cela se multiplie car il y a une dizaine d’années, on pouvait difficilement voir trois ou quatre sociétés émerger avec des entrepreneurs africains. De plus en plus, de nos jours, on trouve des sociétés ivoiriennes ou africaines de taille moyenne et même des groupes, comme le groupe Nsia que je dirige, qui ont pignon sur rue. Et parfois, ceux-ci sont plus performants que ceux qui viennent d’ailleurs. Nous n’avons plus de complexe face aux entrepreneurs européens, américains ou asiatiques. Il n’y a plus de domaines dans lesquels les Africains ne sont pas capables de rivaliser avec les autres. Je suis convaincu que l’ère de l’Afrique a sonné. Celle de l’Africain est en train de sonner. Il faut que l’Afrique prenne son destin en main. Les pionniers qui ont tracé le chemin doivent montrer aux Africains qu’ils peuvent avoir des entreprises performantes.
(…)
En 2014, il y aura le Forum Investir en Côte d’Ivoire (Ici). Quel sera le rôle du patronat ivoirien dans cet évènement?
Nous participons déjà aux réflexions, à l’organisation d’Investir en Côte d’Ivoire. Nous sommes présents aux assises. Nous ferons la promotion de cet événement, aussi bien auprès de nos membres qu’auprès de nos partenaires extérieurs. Nous serons les ambassadeurs d’Investir en Côte d’Ivoire partout où nous irons.
Le Président de la République veut une Côte d’Ivoire émergente à l’horizon 2020, le secteur privé est-il prêt à jouer ce rôle?
La question ne se pose même pas. La mise en œuvre du Pnd est, en grande partie, la mission du secteur privé ivoirien. Nous n’avons pas d’autre choix que d’être prêts. Et je peux vous dire que notre motivation est forte. Nous nous organiserons, nous tisserons des partenariats entre entreprises ivoiriennes nous permettant de ne pas manquer ce rendez-vous. Nous parviendrons à mutualiser les expertises des Pme issues d’un même secteur et à en faire de grandes entreprises capables de soumissionner à des appels d’offres pour la réalisation des grands projets contenus dans le Pnd. Notre objectif est de faire en sorte qu’émergent de grandes entreprises compétentes dans le pays, capables de relever les défis. 

en maraude dans le web
Sous cette rubrique, nous vous proposons des documents de provenance diverses et qui ne seront pas nécessairement à l’unisson avec notre ligne éditoriale, pourvu qu’ils soient en rapport avec l’actualité ou l’histoire de la Côte d’Ivoire et des Ivoiriens, et aussi que par leur contenu informatif ils soient de nature à faciliter la compréhension des causes, des mécanismes et des enjeux de la « crise ivoirienne ».  

Source : Fraternité Matin 18 septembre 2013 

vendredi 20 septembre 2013

Mamadou Koulibaly est-il encore crédible ?

Le jeudi 12 septembre 2013, le professeur Mamadou Koulibaly, invité de la chaine de télévision camerounaise STV2, a tenu les propos suivants : « J’ai fait lire ma déclaration de reconnaissance de Monsieur Ouattara comme président de la République par un Conseiller spécial du président Laurent Gbagbo, Kadet Bertin et par Koné Katinan à Accra et par Miaka Ouretto à Abidjan ». Affirmation démentie par Koné Katinan et Bertin Kadet. Mamadou Koulibaly est-il encore crédible ?
 
 
Mamadou Koulibaly
deuxième personnage de l’Etat !
 
« EN MISSION D’ESPIONNAGE » 

Je voudrais pour tout le respect que je dois à votre quotidien, vous demander d’éviter de parler de ce Monsieur qui ne représente plus rien dans le marigot politique ivoirien. Pour la crédibilité de votre organe, je vous prie de cesser de nous rebattre les oreilles avec les lubies de ce Monsieur. Est-ce que c’est au GHANA qu’on reconnait le vainqueur des élections en Côte d’Ivoire ? Koulibaly y était en mission d’espionnage et de retournement de la direction du FPI à l’effet que OUATTARA jette tous les cadres de ce parti dans les goulags du nord. Ce qui allait permettre à lui Koulibaly de procéder à une OPA sur notre parti. Mais il a rencontré l’opposition des KATINAN, ASSOA ADOU et autres OULAYE Hubert. Ayant échoué là-bas, il est rentré en Côte d’Ivoire lui-même au volant de sa voiture sans être inquiété. Il était le n°2 constitutionnel du pays. Et le pays étant dans une situation confuse, il lui revenait d’en assumer les rênes le temps que tout se clarifie. Mais qu’a-t-il posé comme acte? Il a supplié les dirigeants du FPI en exil de rentrer pour demander pardon à OUATTARA. C’est un irresponsable qui passe son temps à calomnier le SEPLOU à toutes les tribunes où il a l’occasion de s’exprimer au lieu de parler de son parti qui ne compte que lui et un groupuscule des rêveurs. Qu’il reste tranquille! Le temps des comptes sonnera très bientôt !!! 

Woody Lia
 
« UN CAMÉLÉON POLITIQUE » 

Laissez ce Mamadou Koulibaly tranquille il est foutu et personne ne croit en lui. Ni le FPI ni le RDR ni même son propre parti ne considère ses paroles. C’est un caméléon politique, il faut donc tourner la page Koulibaly et passer à autre chose. Employons nous à lutter pour la libération de tous les prisonniers politiques et militaires qui croupissent dans les geôles de Ouattara. Employons notre énergie à obtenir l’élargissement du plus illustres de nos prisonniers politique, le Woody de Mama, Laurent Gbagbo. 

Zaguyson 

« CE TYPE EST PERDU » 

Analphabète ou erreur politique ? On a vite fait de couvrir d’éloges ce monsieur dans l’arène politique de notre pays. En réalité ce type est perdu et est à la recherche de ses repères. Laissons Mamadou comme ça car il ne sait pas ce qu’il dit et ce qu’il fait, il est égaré. Sa position dans la dynastie frontiste a été une erreur de calculs politiques mais sachons raison garder car l’erreur est humaine pourvu que ce monsieur qui a bénéficié des largesses et de la confiance du président LAURENT GBAGBO revienne à la raison. 

Max Ouattara 

« IL A TRAHI » 

Ce monsieur ne peut plus être crédible jusqu’à sa mort parce qu’il a trahi ses compagnons de lutte. Un bois tombé dans l’eau ne devient jamais un caïman et puisqu’il n’est pas le seul, qu’ils sachent lui et tous ceux de son acabit qui ont trahi la lutte, qu’ils ne sont pas indispensables à l’avancée inéluctable de la Cote d’Ivoire sous la houlette du FPI. 

Lekpai Lionel le Patriote 

« LE PRIX DE LA TRAHISON » 

A notre cher Lucky Luke des temps nouveaux. M. Mamadou Coulibaly, N°2 du régime de Gbagbo et N°3 du FPI d’avant la crise, ne nous dit pas pourquoi pendant que ses camarades sont tous en prison ou en exil ou morts, lui se promène tranquillement sans être inquiété, au volant de sa voiture dans les rues d’Abidjan ? Il ne nous dit pas pourquoi, quand les résidences des pontes du FPI étaient pillées, lui, le numéro 2 du régime Gbagbo, sa résidence était gardée par les soldats de l’ONUCI, et cela au fort de la crise postélectorale ? Oui, pourquoi ? Rattrapage ethnique ou trahison ? M. Koulibaly nous doit des explications, nous ses admirateurs d’autrefois, parce que nous croyions en toute bonne foi qu’il était dans le bon combat aux côtés du digne fils du pays. Maintenant il erre partout comme une âme en peine à la recherche d’une gloire et d’une aura perdues à jamais. C’est le prix à payer, le prix de la trahison. 

Bi Yahau 

« MANGER À TOUS LES RATELIERS » 

Ne nous trompons pas pour confondre les hommes politiques. Il y a d’illustres Hommes qui ont fait la politique pour le peuple et avec le peuple. Ceux-ci ont lutté pour l’instauration de la démocratie, pour les libertés, pour l’égalité des races, pour le respect des droits de l’Homme, pour le respect des souverainetés des Etats indépendants. Ces grands Hommes ont fait de la politique souvent au risque de leur vie, sans jamais renoncer à leurs idéaux et convictions politiques. Ces hommes de valeur tels que Nelson Mandela, Ghandi, Patrice Lumumba, Kwame Nkrumah, Laurent Gbagbo… eux ont fait la politique. Mamadou Koulibaly fait partie de la dernière classe d’hommes de la politique. Ces derniers qui se renient pour des intérêts particuliers et personnels. Pourquoi faire lire une déclaration de reconnaissance par d’autres personnes. Que le Mamadou Koulibaly nous dise que sa stratégie consistait plutôt à manger à tous les râteliers. Il avait un agenda secret que des hommes de conviction au FPI ne lui ont pas permis d’exécuter. Pauvre Koulibaly le FPI est un adversaire coriace pour toi. 

Roger Zon 

« DIEU TRAVAILLE… » 

DIEU est en train de faire le tri pour le choix des futurs dirigeants de «SA COTE D’IVOIRE» ne soyons donc pas étonnés. IL est en train de travailler souffrons donc d’entendre certains propos choquant venant de personnes façonnée par le père LAURENT GBAGBO patience, patience, patience, DIEU TRAVAILLE ! 

Patrick Le Juif 

« UNE PREUVE FLAGRANTE DE LÂCHETÉ »

Mamadou Koulibaly ne mérite plus la confiance des vrais Ivoiriens parce que faire la politique au détriment du peuple et de surtout de ceux qui nous sont proches est une preuve flagrante de lâcheté et de mépris. D’ailleurs celui qui a trahit, trahira toujours... 

Koné Messan 

« MAMADOU NE REPRESENTE PLUS RIEN » 

Mamadou a mal fait ses calculs. Il croyait nous faire oublier le président Gbagbo pour se positionner comme le nouvel homme fort du Front Populaire Ivoirien. Nous savons tous désormais que Coulibaly a trahi non seulement le président Gbagbo mais partant tout le peuple souverainiste et indépendantiste de Côte d’Ivoire. Mamadou ne représente plus rien sur la scène politique. Auteur d’une telle trahison Mamadou Koulibaly s’est politiquement enterré. Oh honte, Koulibaly et consorts... 

DDA 

 « CE JUDAS » 

M. Koulibaly a perdu toute crédibilité et son poids sur l’échiquier politique national, il était censé représenté quelque chose dans le marigot politique ivoirien, seulement par le bon vouloir du président Gbagbo qui l’a imposé aux Ivoiriens. Mais hélas, il n’a pas pu saisir cette opportunité à lui offerte sur un plateau d’or. Dommage pour lui. Son lamentable échec aux législatives sous l’ère Ouattara est une belle illustration de son peu de crédit sur l’échiquier ivoirien. Ce Judas est rejeté par tous les Ivoiriens. Paix en COTE D’IVOIRE ! 

Marco Sea 
 
 « IL S’EST FOURVOYÉ » 

J’ai toujours eu du respect et de l’admiration pour le professeur Mamadou Koulibaly. J’ai l’intime conviction qu’il s’est fourvoyé en abandonnant ses camarades de laissant de lutte en prison pour aller créer son parti. Ce n’est pas mauvais en soit, mais ce n’était pas opportun au moment où le FPI avait plus besoin de l’union de tous ses enfants en particulier lui, vu que tous les autres vice-présidents étaient tous en prison. Mais je pense qu’il a compris qu’une hirondelle ne fait pas le printemps car les cerveaux au FPI foisonnent et le parti a toujours fonctionné dans le débat des idées. S’il a compris son erreur, qu’il fasse amende honorable et qu’il retourne au bercail, il n’y a pas de honte à ça. Qu’il ne cherche pas à entrainer dans sa déchéance des valeureux combattants de la trempe des Katinan, Assoa Adou, Bertin Kadet, Hubert Oulaye et autres. 

Kouamé Achille 

 « UN ESPION DE OUATTARA AU SEIN DU FPI » 

Mamadou Koulibaly n’est plus un homme crédible vu la manière dont il a abandonné ses camarades de lutte au moment où ils avaient vraiment besoin de lui me laisse croire qu’il y a longtemps qu’il était un espion de Ouattara au sein du FPI. La preuve le co-auteur du livre qu’il a sorti a viré au RDR, j’ai nommé Ahua Junior. Cela devrait nous interpeller mais comme Dieu ne dort pas, ils vont tous nous montrer leur vrai visage. C‘est le retour du grand Gbagbo que nous attendons tous avec beaucoup d’espoir. Que Dieu donne longue vie aux dirigeants de notre parti de lutte le FPI. 

Cornelly 

UN INGRAT

Koulibaly Mamadou es un ingrat ? Lui qui a tout gagné grâce à Gbagbo, n’a pas hésité un seul instant à le trahir comme Judas l’a fait avec JESUS. 

Martinien Atsé

 
en maraude dans le web
Sous cette rubrique, nous vous proposons des documents de provenance diverses et qui ne seront pas nécessairement à l’unisson avec notre ligne éditoriale, pourvu qu’ils soient en rapport avec l’actualité ou l’histoire de la Côte d’Ivoire et des Ivoiriens, et aussi que par leur contenu informatif ils soient de nature à faciliter la compréhension des causes, des mécanismes et des enjeux de la « crise ivoirienne ».
 

 Source : Aujourd’hui 19 Septembre 2013
(Les sous-titres sont de la Rédaction)